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Le Blog de Cristau de Hauguernes
11 février 2025

Le temps de l'année 2025 près de Salies de Béarn

Adishatz,

(Mise à jour le 16 février 2026)

Comme Mulat Barbe, le berger de 1000 ans moins un jour, je finis par me demander si je reverrai avant de quitter ce monde ma verte campagne de Lasbordes sous blanc manteau de neige. Naguère, ce spectacle enchanteur se donnait à admirer au moins une fois par hiver, le temps d'une matinée, rarement plus d'une ou deux journées. Depuis la fin du mois de février 2018 plus aucune chute de neige avec tenue au sol ne s'est produite par ici et jamais un si long délai n'avait été observée jusque là.

Sale temps sur le climat, sale temps sur les hommes retranchés ou (en)trainés dans la folie furieuse et les passions morbides d'une poignée de décideurs tout puissants et leurs larbins forcenés qu'on appelle abusivement "politiques" pour entretenir l'illusion de tous ceux qui n'ont pas encore compris le manège et retarder le plus possible le moment où ils en descendront comme nous l'avons fait. Débranche...

Dans ces circonstances crépusculaires, nous chercherons à nous consoler en constatant que localement, sur le plan des températures, à ce jour, l'hiver a été correct, contrairement au précédent.

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Janvier
Février
Bilan de l'hiver
Mars
Avril
Mai
Bilan du printemps
Juin
Juillet
Août
Bilan de l'été
Septembre
Octobre
Novembre
Bilan de l'automne
Décembre
Bilan de l'année

Janvier :

La matinée du 1er de l'an aura marqué le point d'orgue de la période froide assez vive qui a caractérisé les fêtes de fin d'année 2024. Une gelée sévère, -5°C, puis une rapide remontée à 7°C dans l'après-midi.

Du 2 au 11 janvier dans une ambiance radoucie mais sans excès (9 à 14°C en après-midi,) plusieurs perturbations actives survolent la contrée à jour passé, générant des précipitations copieuses (un cumul de 66 mm.

Dans la nuit du 11 au 12 janvier un très net basculement des vents au nord, doublé d'un retour de l'anticyclone, favorise un refroidissement spectaculaire. Après un retour des gelées dès la matinée du 12 (-2°C) la journée du lundi 13 est glaciale, sans doute la plus froide de l'hiver. Il gèle à -7°C en fin de nuit et on atteint péniblement 1°C en début d'après-midi. La nuit suivante promettait d'être encore plus froide mais la survenue de nuages bas imprévus a enrayé la mécanique, on se satisfera de -5°C. Le temps reste sec et très froid jusqu'au 19 janvier où il gèle encore à -4°C tandis que les après-midis restent bloqués à 3 ou 4°C.

Entre le 20 et le 30 janvier, le flux zonal revient en force. La bascule des vents au sud-ouest dans un premier temps sonne le glas des gelées tout en faisant remonter les températures maximales entre 11 et 16°C. Il favorise aussi des précipitations modiques et espacées car les paquets nuageux les plus généreux restent bloqués en Espagne par effet de foehn. Jusqu'à ce qu'une nouvelle bascule des vents au nord-ouest nous rabatte des précipitations plus copieuses (26 mm) et fasse redescendre les températures maximales sous les 10°C, les minimales résistant pour un temps à l'appel des gelées.

La dernière journée du mois est sèche et assez froide (2 et 8°C,) en prélude à un début de mois de février un peu plus hivernal...

Au final, le mois de janvier 2025 affiche des températures légèrement plus élevées que les normales mais avec quelques bonnes sensations hivernales en deuxième décade, le froid radiatif ayant quelque peu prolongé en basse-couche les effets de l'advection des 11 et 12. Il s'avère aussi très légèrement déficitaire sur le plan des précipitations mais avec le très faible ensoleillement qui est notre lot depuis la fin du mois d'août nos sols restent saturés et rien ne sèche.

Février :

Après une première journée pluvieuse (6mm) ce dernier mois de l'hiver va marquer une pause, on se gardera encore de parler de rupture, avec l'interminable séquence de pluie et d'ensoleillement déficitaire qui a couru de la mi-août à la totalité du mois de janvier.

Dans une ambiance froide ou fraîche (faibles gelées autour de -1 ou 0°C, températures maximales de 8 à 12°C) les journées du 2 au 6 février sont ensoleillées.

Le flux zonal reprend temporairement du 7 au 13 février mais il est davantage contesté et dévié par les poussées anticycloniques plus pressantes qu'au cours des mois précédentes et il génère moins de pluie, hormis les 15 mm du 7 et du 8. Après deux faibles gelées (0°C) le 8 et le 9, les températures s'orientent sensiblement à la hausse à partir du 10 février. À l'instar de ce qu'il advient depuis près de dix ans, l'hiver semble avoir perdu la main sur les deux dernières décades de février dans le climat actuel.

Du 14 au 24 février les temps est très ensoleillé et très doux (hormis un bref passage pluvieux le 22.) Les températures maximales remontent entre 5 et 9°C et les maximales dépassent quotidiennement la barre des 15°C avec un pic à 20°C le 20.

Le retour de la pluie dans la soirée du 24 précède un retour à la normale des températures (12 à 13°C pour les maximales et matinées frisquettes entre 1 et 2°C.) Les précipitations modiques observées entre le 24 et le 26 février (moins de 7 mm) prennent un caractère de giboulées. Puis le temps se remet au sec jusqu'à l'expiration du mois.

Pour la première fois depuis le mois d'août 2024, on observe un déficit sensible des précipitations en ce mois de février (approchant les 50%.) Après un janvier et un décembre offrant parfois de bonnes sensations hivernales, ce dernier mois de l'hiver termine sur une anomalie thermique positive d'un bon degré. 
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Bilan de l'hiver :

Malgré quelques bonnes périodes froides en décembre et janvier l'hiver 2024-2025 termine en anomalie thermique positive d'environ 1°C. À l'heure où je rédige, le 1er mars, la basse saison totalise 26 gelées ce qui est bien peu par rapport aux standards du 20° siècle, même s'il faudra attendre fin-avril ou début-mai pour des statistiques définitives.

Certains souriront en parcourant ces lignes, mais il se fait que, alors que nos sols sont encore bien gras, ce mois de février nettement déficitaire faisant suite à un mois de janvier tangent fait basculer la pluviométrie de l'ensemble de l'hiver en léger déficit de précipitation. Après une nette décélération observée en novembre les derniers mois ont été beaucoup moins pluvieux (surtout quantitativement) que les mois de septembre et d'octobre. Il va être intéressant de voir comment tout cela va évoluer dans le courant du printemps météorologique, installation d'un temps plus sec ou simple embellie avant un retour de l'instabilité ?

Mars :

Dans la continuité des derniers jours de février le temps reste ensoleillé et presque entièrement sec jusqu'au 8 mars. Les trois premiers jours du mois sont particulièrement frais avec trois gelées dont deux à -2°C le 1er et -3°C le 2. Les températures maximales ne descendent pas sous les 10°C, on a connu beaucoup plus froid par le passé au mois de mars. À partir du 4 net redoux en après-midi, jusqu'à 21°C le 7 et fin des gelées.

Après une lente dégradation entre le 9 et le 11 mars en matinée un fort passage pluvieux intervient du mardi 11 au jeudi 13 mars à la mi-journée (environ 45 mm de pluie), assortie de giboulées de grêle le 12. Les températures maximales s'abaissent entre 8 et 11C du 12 au 16 mars, malgré une amélioration rapide des conditions météorologiques et quatre nouvelles gelées entre -2 et 0°C viennent abonder les statistiques de la basse saison..

Du 17 au 28 mars le temps est instable mais les précipitations sont généralement brèves et les cumuls modiques. Après être remontées entre 17 et 20°C du 18 au 22, les températures maximales se stabilisent autour des 15°C quand les minimales sont relativement douces pour la période, dépassant le plus souvent les 5°C.

Les trois derniers jours du mois sont ensoleillés et progressivement plus doux (19°C le 31) après une ultime petite gelée le 30.

Au bilan ce mois de mars termine en déficit de précipitations d'un bon tiers par rapport aux normales, il semble confirmer la tendance observée en février après plusieurs mois de pluviométrie remarquable. Les températures minimales sont assez basses, l'effet de huit gelées qui sont venues améliorer le score jusque là assez piètre de l'hiver. Malgré de fortes variations tout au long du mois les maximales en léger excédent tirent la moyenne mensuelle un peu au-dessus des normales. Cela devient hélas une habitude, malgré de bonnes incursions froides à l'instar des derniers mois de décembre et janvier, la prégnance des masses d'air douces ou chaudes est telle que la balance finit toujours par pencher du côté de l'anomalie positive de températures.

Avril :

Malgré un faible passage pluvio-orageux dans la nuit du 2 au 3 la tendance sèche entrevue en février et mars traverse la quasi totalité de la première décade puisque le changement vers un temps beaucoup plus perturbé n'adviendra que dans l'après-midi du jeudi 10 avril avec le retour de la pluie. Sur toute cette période les températures diurnes sont très douces voire chaudes avec deux pics à 25°C le 8 et le 9, ou encore 24°C le 10 et 23°C le 1er. On reste tout de même en deçà des maximas très élevés de la première décade d'avril 2024. Avec une seule valeur à 3°C le 3, et un niveau global oscillant entre 5 et 10°C, les températures minimales sont également assez élevées pour cette époque de l'année.

La pluie qui est revenue dans l'après-midi du 10 avait dans son sillage une très longue période de temps beaucoup plus perturbé qui sera notre lot jusqu'au 27 avril à la mi-journée. Associés aux premiers orages de printemps les averses et les passages pluvieux se succèdent avec parfois des cumuls copieux (près de 50 mm entre 14 et le 17, 33 mm entre le 18 et le 20.) Malgré quelques pics isolés à 23°C à la faveur du basculement temporaire du flux au sud-ouest le 18 et le 25 les températures de ce long couloir perturbé  sont nettement plus basses que celles de la première décade, généralement comprises entre 12 et 18°C en après-midi et descendant à 3°C les 16 et 23 avril en matinée, les minimales fluctuant le plus souvent entre 5 et 8°C. Notons au passage que les éléments nous ont pour cette fois épargnés les gelées tardives qui sont quasiment incontournables lorsque le temps se dégrade sensiblement en avril après un mois de mars bien (trop?) printanier.

Les conditions météorologiques s'améliorent radicalement dans l'après-midi du 27 avril et les trois derniers jours du mois nous tournent résolument vers le mois de mai qui est toujours la dernière marche avant l'été, même si chacun sait qu'en climatologie aussi une marche peut être ratée. Soleil radieux, rares nuages vers les Pyrénées et hausse sensible des températures, jusqu'à 27°C le 29 et 26°C le 30.

Au final le mois d'avril 2025 affiche des températures supérieures aux normales mensuelles, pour changer, même si nous n'avons pas renoué avec les niveaux inquiétants des premiers jours de son prédécesseur en 2024. En revanche, et ce n'était pas forcément anticipé par les modèles saisonniers, la pluviométrie de ce quatrième mois de l'année est légèrement excédentaire après deux mois qui avaient accusé un déficit. Pour le coup la question est de savoir si ce retour à des précipitations excédentaires va s'inscrire dans la durée, auquel cas les deux mois de février et mars un peu plus secs n'auront été qu'un court répit dans une remarquable séquence pluvieuse inaugurée en août 2024, ou si, au contraire, le régime des précipitations va repasser en dessous des normales dès le mois de mai. Certains spécialistes, forts de leurs modèles, tablent sur un été orageux vers les Pyrénées, au vu des errements de ces mêmes projections saisonnières depuis quelques années, la prudence est de mise...
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Mai :

Un cas d'école pour illustrer à quel point quelques valeurs très élevées de températures isolées dans une courbe bien atone peuvent infléchir la moyenne à la hausse (en l'occurrence supérieure à 22°C) et altérer la perception de l'ensemble quand la médiane proche de 21°C correspond déjà mieux au sentiment de chacun sur la période envisagée. Ce cas de figure devient fréquent, semble-t-il, en toute saison dans le contexte du réchauffement climatique. On peut vivre 90% d'un mois de mai en pantalon, en pull ou en sweat et puis deux ou trois journées exceptionnellement chaudes viennent vous dire que le mois fut au-dessus des normales, as usual...

Après une première journée ensoleillée et chaude, 26°C, sur la lancée de la fin du mois d'avril, le temps se gâte durablement jusqu'au 22 mai, en cours de nuit. Seules les journées des 7, 8, 16, 17, 18 et 20 mai seront exemptes de pluie, mais pas forcément très agréables. Cette dégradation donne lieu à de splendides développements de cumulonimbus débouchant sur des orages violents comme celui du samedi 3 mai qui a généré une courte averse de grêlons jusqu'à 2 cm de diamètre. Les précipitations orageuses sont souvent copieuses ( plus de 32 mm le 5 et le 6 et plus 42 mm entre le 9 et le 11.) Malgré un pic isolés 27°c le 18, les températures maximales qui ont dévissé à partir du 3 mai oscillent le plus souvent entre 16 et 20°C, peinant à dépasser cette valeur. Mais cette baisse est compensée par la bonne tenue des températures nocturnes, en dépit d'une faiblesse à 4°C le 7 et le 8, fluctuant le plus souvent entre 8 et 12°C.

Dans la matinée du 22 mai le temps se met au sec jusqu'à la fin du mois mais la sensation n'est pas forcément très agréable car l'évolution nuageuse diurne doublée d'un vent dominant de nord à nord-ouest limite la hausse des températures en dessous de 24°C jusqu'au 27. Par la suite le flux tourne à l'est puis au sud-est, l'atmosphère s'assèche et le ciel se nettoie, déroulant le tapis rouge au premier gros pic de chaleur significatif de l'année, 30°C le 29 et 35°C le 30, avant que le vent d'ouest dès l'après-midi ne vienne écrêter et chasser dans les terres cette bouffée torride. L'orage sec retentit dans la soirée et la dernière journée du mois est modérément estivale et sèche, culminant à 27°C après une nuit très douce, 16°.

 

Mai 2025 termine en excédent modéré de précipitation, fort heureusement les nombreux orages observés n'ont pas donné lieu aux précipitations exceptionnelles, aux crues et au coulées de boue observées à maintes reprises localement en mai et juin 2024.

Même si l'on décomptait les deux pics isolés à 30 et 35°C les températures mensuelles seraient supérieures aux normales d'environ 1°C, la première décade de mai n'a vu que de façon très atténuée les quelques traditionnelles nuits s'abaissant sous les 5°C et qui font redouter aux jardiniers la gelée tardive.

Bilan du printemps 2025 :

Après un mois de mars assez sec qui a pu un temps légitimer d'hypothèse que le trimestre serait déficitaire, le mois d'avril a recollé aux normales et le mois de mai a dépassé les siennes. On termine donc à l'équilibre. Je ris un peu dans ma barbe et je retiens mes mots lorsque j'entends ici ou là parler de sécheresse. Pour le nord et d'autres régions soit, mais localement, même si les quantités de pluie se sont normalisées depuis décembre, on vit encore sur les réserves constituées entre mi-août et octobre 2024 et ceux qui comme moi vivent au contact réel de la nature savent qu'à la moindre averse les sols dégueulent...

Concernant les températures il n'y a hélas rien de nouveau, nous sommes localement happés par l'ascenseur vertigineux du réchauffement climatique global et même lorsque la réalité nous semble au mieux mitigée, une somme de températures ternes à 22 ou 23°C accouchera toujours sur le plan mathématique d'une moyenne plus élevée que la normale. On est plus d'1 °C au-dessus de cette dernière sur le trimestre.
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Juin :

Le pic de très fortes chaleurs des derniers jours de mai n'a pas vu le mois de juin. Dès le premier jour du mois, et jusqu'au 5, le Béarn est affecté par une nouvelle dégradation orageuse assortie de précipitations copieuses (cumul de 35 mm.)

Jusqu'au 8 juin, si le temps s'améliore, les températures maximales un peu fraîches fluctuent entre 18 et 24°C. Après une nuit frisquette (9°C) les températures repartent sensiblement à la hausse à partir du 9. Dans des conditions lourdes et orageuses on dépasse quotidiennement 30°c entre le 10 et le 13 juin. Dans la soirée du 11, Salies et Sauveterre sont balayés par les vents très violents associés à la remontée d'un orage à l'intensité électrique rare et aux pluies diluviennes qui s'est formé de l'autre côté des Pyrénées en Navarre avant de franchir la barrière montagneuse pour foncer sur Bidache puis Dax. Ces vents violents d'ouest puis nord-ouest ont duré dix minutes et généré des chutes de branches d'arbres sur le haut de Lasbordes. Deux jours plus tard, le vendredi 13 juin, en début de soirée, alors que le tonnerre gronde la nuit est tombée en quelques minutes sur Salies et sa campagne. Il s'en est suivi une longue et puissante averse assortie de quelques grêlons de taille respectable, la densité étant trop faible pour causer des dégâts aux cultures. Mais, comme disaient mes aïeux en cas pareil : "il a du grêler quelque part." Cette période mouvementée s'est refermée avec un passage orageux moins arrosé le dimanche 15.

La chaleur dont on sentait bien qu'elle était à la manoeuvre depuis la dernière décade de mai a terrassé l'indécrottable instabilité du premier semestre 2025 à la date du lundi 16 juin. Hormis un orage assez venteux encore mais très faiblement pluvieux le 25 (1,5mm) il n'a quasiment pas plus durant la deuxième quinzaine du mois de juin et sous l'effet d'une chaleur constante et parfois intense (35°C le 20 et le 29, 37°C le 30, ) la végétation a très rapidement perdu de sa superbe.

Bilan de juin :

Juin 2025 affiche une anomalie positive de températures proche de 3°C localement, c'est beaucoup, surtout quand on sait que cette anomalie thermique couvre tout le premier semestre 2025 et au-delà.

Sur le plan des précipitations, cette fois il n'y a pas eu d'échappatoire. La deuxième quinzaine très sèche a fait basculer la totalité du mois dans le négatif même si ce déficit n'a pour l'instant rien de dramatique ni d'exceptionnel. Il faudra suivre l'évolution dans le courant de l'été.

Juillet :

Il n'y a pas de "trumpisation des esprits." C'est juste que le retour au pouvoir outre-atlantique d'un dirigeant climatosceptique et très politiquement incorrect dans ses propos, sert sur un plateau d'argent un formidable prétexte à la classe dirigeante européenne et mondialiste, qui par delà son verbe policé et ses discours convenus, ne se soucie pas davantage que lui de l'environnement, du réchauffement climatique et du bien-être économique et social des populations, à jeter par-dessus bord tous ses engagements de campagne à destination des militants et citoyens un peu naïfs dont le bulletin de vote est indispensable à remporter des élections, tout en soutenant qu'elle n'a pas le choix, qu'elle est désolée mais que c'est plus fort qu'elle. Il y a bien moins de "trumpisation des esprits" que d'insignes hypocrites qui tombent le masque et cherchent à se défausser...

Malgré quelques journées isolées de répit (24°C le 2 et 23°C le 7,) une petite faiblesse à 23 / 24°C le 14 et le 15, et des nuits un peu fraîches entre le 8 et le 11 (10°C le 9,) dans la continuité de juin mais de façon atténuée, la première quinzaine de juillet s'est avérée très chaude avec quelques pointes à 36°C le premier jour et 33 à 34°C le 10 et le 11, mais surtout très sèche avec un seul passage pluvieux à 9 bons millimètres entre le 6 et le 7. Avec ces températures dépassant souvent les 30°C on a pu entendre le tonnerre gronder dans le lointain en soirée ou en fin de nuit, mais sans aucune incidence locale.

Après un ultime pic de chaleur culminant à 35°C le 17 le temps a radicalement changé d'humeur à partir du 18 juillet. Le flux a basculé au nord-ouest sur la façade atlantique de l'Europe dans un contexte faiblement anticyclonique, autorisant quelques passages pluvieux appréciables (près de 5 mm le 19, plus de 14 mm le 23 et le 24 ou encore 5 bons millimètres le 27 et le 28.) Ambiance plus ennuagée, parfois même couverte, brumes et rosées plus présentes en fin de nuit, il n'en fallait pas plus pour que nos paysages reverdissent. Surtout que les températures ont bien dévissé, hormis un pic à 29°C le 22 on ne dépasse plus 22 à 26°C en journée. Sur cette période les températures minimales observées sont majoritairement inférieures à 15°C.

Bilan de juillet :

La deuxième quinzaine plus fraîche a nettement lissé l'anomalie positive de températures qui étaient déjà en légère érosion en première quinzaine par rapport à juin. Il en résulte que juillet termine sur une anomalie positive contenue. Je note au passage que les températures maximales plafonnant à 25/26°C observées en dernière décade du mois lorsque les vents de nord-ouest à nord nous rabattait continuellement l'air frais en provenance d'Islande, correspondent au températures maximales moyennes qui étaient notre lot dans les années 1980. Ce qui est tenu pour assez frais aujourd'hui constituait la normale dans un passé pas si lointain. C'est aussi et surtout à cela qu'on reconnait le réchauffement climatique.

La deuxième quinzaine a fait grand bien à nos écosystèmes et à nos potagers avec quelques arrosages espacés qui, bien que modestes, ont au moins temporairement mis un frein à la sécheresse qui s'installait depuis la mi-juin. De ce fait, juillet termine en déficit pluviométrique contrôlé, plus faible qu'un temps redouté. Par contre je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle pour ceux qui comme moi s'inquiètent de la saison des cèpes...

Août :

La parenthèse fraîche de la dernière décade de juillet a été mise sur le recul dès les trois premiers jours du mois avec une remontée des températures entre 27 et 29°C, malgré une nuit un peu fraîche à 11°C le 3. Un premier pic caniculaire est même observé le 4 août, 35°C. Il faut dire que le soleil va régner sans partage ou presque jusqu'au 17 août, à peine contesté par quelques développements nuageux d'aspect pré-orageux vers les reliefs.

La période du 7 au 17 août est particulièrement chaude avec deux épisodes caniculaires intenses dépassant nettement les 40°C le 10 et le 11, puis le 15. Cette canicule d'août 2025 reste tout de même en deçà de son illustre devancière de 2003 car une brise côtière fort appréciable vient presque tous les jours, en soirée et jusqu'en milieu de matinée faire baisser le mercure. De ce fait les températures nocturnes et minimales restent supportables entre 13 et 18°C

Par la suite le temps tourne à l'orage et les températures baissent à partir du 18 août. Les maximales descendent même entre 22 et et 24°C du 18 au 22. Après une valse hésitation dans le ciel de puissants orages assortis d'averses torrentielles plongent des Landes dans la nuit du 20 au 21. Elles génèrent un cumul de 75mm.

Après une brève parenthèse sèche et plus chaude entre le 23 et le 25 août (32 et 33°C,) les derniers jours du mois sont caractérisés par un passage pluvieux océanique extrêmement copieux, on cumulera plus de 70 mm au 1er septembre. Cette dernière semaine de l'été s'avère également beaucoup plus fraîche puisqu'on y a pas dépassé 20 à 24°C

Bilan du mois d'août :

Malgré le pic de chaleur des 23 et 25 août la séquence plus fraîche survenue à partir du 18 a fortement lissé l'anomalie positive de températures qui termine à 1 bon degré au-dessus des normales.

Après un mois de juin et un mois de juillet assez secs le mois d'août termine en fort excédent pluviométrique de l'ordre de 125%, mais ce chiffre cache de fortes disparités entre une première quinzaine très sèche et une deuxième marquée par des passages pluvieux brefs mais intenses.

Bilan de l'été :

Un mois de juillet plus modéré et une fin août rafraîchie ont ramené l'anomalie positive de températures à un peu plus d'1 degré sur l'ensemble de la saison.

De même une deuxième quinzaine d'août très arrosée a fortement contribué à rapprocher la pluviométrie du trimestre des normales, mais la tendance de fond de cet été 2025 fut assez sèche.
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Septembre :

Le premier jour du mois est copieusement arrosé (7,6 mm) sur la lancée des derniers jours d'août. Par la suite, hormis un passage pluvieux modéré (10 mm) le 8, le temps est globalement sec et ensoleillé avant un changement radical dans la soirée du 20 septembre. L'ambiance est estivale jusqu'au 7 avec un pic à 33°C le 6. Les températures maximales accusent une petite faiblesse, peinant à dépasser les 20°C entre le 8 et le 15 septembre avant une nette remontée . 4 journées consécutives entre 30 et 33°C du 17 au 20 septembre. Toutefois, sur l'ensemble des deux premières décades du mois les températures minimales ne descendent que très rarement sous les 10°C

Une très nette mais brève dégradation survient dans la soirée du 20, générant près de 67 mm de pluies orageuses à la fin de l'épisode, dans la soirée du 23. Cette dégradation s'accompagne d'une très nette baisse des températures avec des minimales s'abaissant à 6°C et des maximales oscillant entre 16 et 18°C.

Les trois derniers jours du mois sont à nouveau plus chauds (22 à 24°C) et globalement ensoleillés.

Bilan de septembre :

Après les fortes pluies de la fin du mois d'août, septembre renoue avec la tendance sèche qui s'est installée depuis le mois de juin et l'épisode pluvieux du 20 au 23 ne suffit pas à combler un déficit approchant les 25%.

À la faveur de nuits très douces les températures du mois sont d'un bon niveau et conformes aux normes d'une fin d'été.

Octobre :

Exception faite d'un passage pluvieux modéré (10 mm) le 4 et le 5, les deux premières décades d'octobres 2025 s'avèrent particulièrement ensoleillées et douces, les températures diurnes dépassant régulièrement les 20°C et s'élevant jusqu'à 23°C les 12 et 13 octobre et 24°C le 18, et les températures minimales ne s'abaissant que très rarement en dessous de 7°C (5°C le 6 octobre.)

À partir du dimanche 19 un changement radical donne le véritable coup d'envoi de l'automne. Les passages pluvieux sont presque quotidiens et les températures, surtout les maximales, se tassent entre 14 et 18°C après un dernier pic à 23°C le 22.

Bilan d'octobre :

Malgré une dernière décade modérément pluvieuse le mois d'octobre 2025 est fortement déficitaire en pluie, de l'ordre de -50%.

La tendance douce des températures minimales tient les moyennes un peu au-dessus des normales mensuelles.

Novembre :

Jusqu'au 8 le temps est globalement instable avec quelques passages pluvieux très copieux (24 mm du 5 au 7 et 39 mm le 8) et doux, les maximales évoluant le plus souvent entre 16 et 19°C et les minimales peinant toujours à descendre sous les 7°C.

Du 9 au 14 novembre un intermède très doux, fait grimper le mercure à près de 30°C dans le département, mon thermomètre se contentant de 26°C le 12 sous un puissant effet de foehn.

Or la dépression responsable de cette bouffée de chaleur traverse le pays à partir du 15 et à l'arrière, sous les pluies parfois copieuses, de l'air beaucoup plus froid se rabat sur nous. Les températures plongent sous les 15°C à partir du 17, la dégringolade s'arrêtant à 3°C dans l'après-midi du 21. Du 18 au 29 novembre, 8 gelées sont observées, dont une minimale à -3°C le 22, mais encore -2°C le 21 et le 27. Il n'avait plus gelé autant en novembre depuis au moins 15 ans. Ce refroidissement s'accompagne et alimente des pluies copieuses et froides, on a pu voir quelques flocons de neige en surfusion sous certaines averses. Du 26 au 29 novembre le temps est sec, plutôt ensoleillé, mais toujours frais, on n'atteint pas les 10°C après les gelées matinales.

Bilan de novembre :

Après plusieurs mois en déficit, novembre 2025 renoue avec un excédent pluviométrique d'un bon tiers.

La deuxième quinzaine du mois bien froide a fortement lissé l'anomalie chaude générée par le coup de foenh du 10 au 14. On termine proche des normales pour une fois.
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Bilan de l'automne :

Malgré un mois de novembre bien arrosé, l'automne 2025 reste globalement sec et affiche des températures un peu supérieures aux normales. La deuxième quinzaine de novembre, bien froide, a tout de même bien atténué l'excédent.

Décembre :

Malgré le retour d'un temps perturbé, les 6 premiers jours du mois restent assez frais, avec une gelée à -2°C le 1er et des températures maximales entre 7 et 9°C.

Un pic de douceur est enregistré le 7 décembre, avec une maximale à 18°C (davantage sur les crêtes bien exposées.). Il est suivi d'une journée du 8 décembre moins douce (13°C) mais encore sèche.

Un passage pluvieux modéré advient entre le 9 et le 11 (10mm), accompagné de températures assez douces (12 à 13°C).

Malgré quelques faibles gelées (0°C) le 14 et le 15 décembre la douceur persiste du 11 au 18 décembre où la pluie revient en soirée après une bonne semaine presque sèche. Cette journée du 18 connaît également un pic de douceur à 16°C.

Entre le 19 et le 25 décembre, jour de Noël, le temps est plus perturbé mais génère peu de précipitations (16 mm environ). Le véritable changement vient des températures, en nette baisse. Les journées des 24, 25 et 26 décembre sont froides, les maximales atteignant 4 à 6°C et la neige tombe très bas. Mais pour un Noël blanc il fallait habiter à Mauléon, semble-t-il.

Après quelques faibles précipitations dans la nuit du 26 le temps se met au sec jusque dans les premiers jours de 2026. Les gelées nocturnes (faibles) n'en démordent pas, et les maximales qui éaient remontées entre 9 et 10°C du 27 au 29, repartent à la baisse dès le 30. La dernière journée de l'année est froide, avec des températures maximales limitées à 5°C.

Bilan de décembre :

Ce dernier mois de l'année est déficitaire sur le plan des précipitations, il manque un bon tiers dans les pluviomètres par rapport aux normales car hormis le passage pluvieux du 2 au 6, les pluies ont été faibles et disparates.

Malgré une dernière décade plus froide et un tout début de mois frais, décembre 2025 termine encore en anomalie positive de +1°C.

Bilan de l'année :

Après un second semestre 2024 particulièrement arrosé les précipitations ont fléchi dès le début de l'année malgré quelques mois excédentaires (avril, mai, août, novembre), et 2025 termine en léger déficit de 80 à 90%.

Malgré quelques offensives valeureuses en janvier, puis à la mi-novembre et fin-décembre, et un printemps assez frais, le froid est trop éphémère et peu incisif pour lisser réellement les moyennes ces dernières années. 2025 termine en anomalie de température d'environ 1°C en Béarn des Gaves.
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