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Le Blog de Cristau de Hauguernes
14 février 2026

Le temps de l'année 2026 à Salies de Béarn

Janvier :

Adishatz,

(Mise à jour le 2 août)

Le froid n'est pas mort, mais condamné à l'exploit, à s'engouffrer dès qu'une fenêtre s'ouvre dans un trou de souris pour s'insérer quelques jours entre d'interminables séquences de douceur inéluctable. C'est l'enseignement principal qu'il faut tirer de ce mois de janvier 2026.

Après trois premières journées modérément froides (gelées jusqu'à -3°C le matin, températures maximales entre 4 et 5°C, et un passage pluvieux modéré (6mm) dans la nuit du 2 au 3 janvier, le froid venu du nord-est de l'Europe, claironné par des vols de vanneaux plus revus depuis longtemps, a commencé à s'accentuer à partir du dimanche 4 janvier où après une gelée à -5°C le thermomètre n'a pas dépassé 3°C l'après-midi. Les journées des 5 et 6 janvier ont été très froides, le thermomètre descendant à -9 puis -8°C en fin de nuit, et ne dépassant pas 0°C au meilleur de la journée. Descendant le long de la côte atlantique, une zone instable alternant neige et pluie faibles génère une situation de chaos jamais revu par ici depuis les grands frimas du 20° siècle, car les routes principales et secondaires se transforment en patinoire le mardi 6 en fin de nuit. Dérapages, accidents, il faut bien dire qu'on a un peu perdu l'habitude de ces conditions.

La nuit du 7 janvier est encore très froide (-7°C) mais les températures remontent à 5°C en fin de journée sous la pluie. Ces pluies sont soutenues (cumul dépassant 53 mm) et perdurent jusqu'au dimanche 11 janvier en fin de nuit dans une ambiance radoucie, mais sans excès (1 à 5°C la nuit et 9 à 12°C en début d'après-midi).

Un redoux plus sensible (températures maximales de 13 à 16°C) est observé entre le 12 et le 15 janvier tandis que la pluie qui nous avait concédé un répit au cours de la journée du 12 revient en force dans un flux zonal assez frais, car le vent dominant d'ouest est alimenté par les restes de l'air froid de l'Amérique du Nord à partir du 15. La deuxième quinzaine de janvier est de ce fait très perturbée, fortement pluvieuse (près de 160 mm) avec des températures maximales oscillant entre 7 et 13°C (le plus souvent autour de 10) et des minimales moins froides (1 à 7°C), hormis une dernière petite gelée (0°C) le 28 janvier. Dans ces conditions, on peut s'estimer heureux que l'hiver nous ait épargné pour un temps les tempêtes qui ont circulé vers le nord de l'Europe ou la Péninsule ibérique et le Maghreb.

Bilan de janvier :

Après la période très froide de la première décade les températures du mois de janvier 2026 se sont lentement rapprochées des normales saisonnières pour terminer légèrement en dessous, car les gelées ont quasiment disparu par la suite et aucun nouvel épisode de froid n'est venu entraver cette remontée. Afficher des températures inférieures aux normales sur un mois entier est devenu mission presque impossible ces dernières années.

Bizarrement, cette courte vague de froid de début janvier, la plus sévère en Gascogne depuis le début de la décennie en cours, mais qui ne souffre aucunement la comparaison avec la grande vague de froid de février 2012 (la dernière en date), semble avoir remis en train le grand flux zonal et ses wagons de pluie qui semblait en panne dans le courant du second semestre 2025 où seul le mois de novembre avait été excédentaire en pluie. Janvier 2026 termine en excédent sensible, près du double des normales, ce qui est une excellente nouvelle pour nos réserves d'eau.

Février :

Les éléments sont déchainés en ce début d'année, comme si le climat se mettait au diapason de la folie des hommes, et il nous faut vigoureusement nous accrocher à la barre de nos convictions pour ne pas perdre pied ni espoir.

Au moment où je rédige (le 8 mars), tout indique que l'hiver a jeté ce qui lui restait de froid entre Noël et le 10 janvier. Conformément à une tendance observée depuis une dizaine d'années, février confirme son détachement du bloc hivernal.

Sur la lancée des dernières semaines de janvier les deux premières décades de février se sont avérées très fortement pluvieuses avec quelques épisodes plus arrosés (près de 45 mm le 9 et le 10 et près de 70 mm du 13 au 17). Dans ces conditions, il fut bien difficile d'apprécier la douceur des températures avec des maximales oscillant entre 8 et 16°C et des minimales autour de 5°C, ne s'abaissant que très rarement à 2°C.

Outre les précipitations abondantes (mais finalement bienvenues après un été et un automne plutôt secs), ce mois de février 2026 s'est aussi signalé par la violence de ses phénomènes venteux. Entre la soirée du 11 et la journée du 12 en début d'après-midi, la tempête Nils, bien anticipée par les services météo, mais probablement sous-estimée, a durement frappé les régions situées au sud de la Garonne et du Massif Central, entrant par la côte landaise et coulissant le long des Pyrénées pour finir en Corse en prenant tout son temps. Si l'anémomètre de la station météo de Pau-Uzein a battu son record mensuel avec 145 km/h, on peut estimer que les valeurs des rafales maximales sur les crêtes exposées de Lasbordes étaient au moins proches des 131 km/h enregistrés à Aïciritz près de Saint Palais. Localement le vent s'est considérablement renforcé à partir de 22 h pour atteindre un maximum d'intensité vers 5h du matin, selon les témoignages que j'ai pu recueillir. Si le réseau électrique a relativement mieux résisté que lors des tempêtes majeures récentes, de nombreux arbres ont été mis à terre ou mutilés, coupant parfois les routes. Au vu des dégâts, Nils est vraisemblablement la 3ᵉ tempête en intensité dans notre secteur depuis un bon quart de siècle, légèrement moins forte que Martin en décembre 1999 et Klaüss en janvier 2009. Une semaine plus tard, dans la nuit et la journée du 19, la tempête Pedro s'est révélée d'une intensité moindre, faisant surtout craindre la chute d'arbres préalablement déséquilibrés par sa grande sœur et les sols détrempés.

 

Sans transition aucune le temps s'est sensiblement amélioré entre le 21 et le 27 février, avec une bouffée de chaleur précoce assez exceptionnelle le 24 et le 25 (26 et 27°C). Après un passage pluvieux modique (5mm) jusqu'en fin de matinée la journée du 28 a renoué avec des températures plus conformes à la saison (12°C).

Bilan de février :

En l'absence de période froide et de gelée, le mois de février 2026 s'achève sur un excédent thermique approchant 2°C. La couverture nuageuse et les précipitations fréquentes ont quelque peu réfréné les températures diurnes, sans quoi l'écart eut été bien plus important.

Après un janvier déjà très arrosé, février affiche un excédent pluviométrique proche du double des normales. Ce ne sera toutefois pas de trop si les prochains mois venaient à nous remettre au régime sec.

Bilan de l'hiver :

Après un décembre sec, janvier et février ont inversé la tendance et le trimestre termine sur un excédent pluviométrique marqué, mais loin des records des hivers 2012-2013 et 2013-2014.

La période froide de Noël au 10 janvier n'a pas pesé lourd et cet hiver termine sur un excédent thermique marqué, proche de +1,5°C. Entre le 8 janvier et le 28 février (date de fin de l'hiver météorologique), une seule faible gelée a été comptabilisée en deuxième quinzaine de janvier. En élargissant aux mois précédents (octobre, novembre) et aux mois de mars et avril, qui jusqu'à une époque récente du climat pouvaient encore présenter un caractère hivernal, on totalise pour l'instant 24 gelées, ce qui est bien en deçà des normales.

Mars :

Après quatre premières journées agréables, sans précipitation et assez douces (17 à 19°C)  hormis une nuit frisquette (2°C le 1ᵉʳ) le temps devient instable du jeudi 5 au dimanche 15 mars. Les passages pluvieux sont assez espacés et modérés avant un weekend du 13 au 15 beaucoup plus arrosé (38,8mm). Sur la période, après avoir accusé une baisse sous les 15°C du 6 au 9 les températures maximales remontent jusqu'à 20°C le 13 puis rechutent avec un maximum à 10°C le 14. D'une manière générale les températures minimales sont légèrement supérieures à 5°C.

Dans la journée du 15 mars, après une faible gelée (0°C), le temps s'améliore rapidement et se met au sec et au beau jusqu'au 24 inclus, avec des températures maximales généralement supérieures à 20°C et atteignant même 24 le 18. Oscillant entre 2 et 5°C, les minimales restent un peu fraîches.

Au détour d'un faible passage pluvieux la journée du 25 mars marque un tournant dans le fil du mois et au delà. Avec un net rafraîchissement en flux de nord-ouest, assorti d'un peu d'instabilité. Les températures maximales se replient entre 10 et 15°C et avec le retour de gelées nocturnes jusqu'à -1°C du 27 au 29 nous renouons avec des sensations bien froides dont on avait perdu l'habitude depuis la fin du mois de janvier.

Bilan de mars :

Après des mois de janvier et février très pluvieux, mars affiche un déficit pluviométrique sensible, d'un bon tiers. Des pluies trop espacées et généralement faibles et le passage pluvieux du weekend du 14 représente plus de 60% du total.

Les températures minimales assez fraîches n'empêchent pas l'ensemble du mois de réaliser un bilan légèrement au-dessus des normales car les maximales, proches de 16°C compensent ce léger déficit nocturne.

Avril :

Le mois de mars a étendu l'empire pluvieux de sa dernière semaine sur les trois premiers jours d'avril, avec même un bon arrosage (près de 18 mm) et des températures assez fraîches (12 à 14°C pour les maximales).

Sans coup férir le temps s'assèche et s'éclaircit du 4 au 10 et les températures bondissent, avec un pic à 29°C le 6 et des maximales supérieures à 25°C jusqu'au 9. Après un 4°C un peu frisquet le 4, les minimales remontent autour de 10°C en fin de période.

Un fort passage pluvieux au cours du weekend des 11, 12 et débordant sur le 13 avril (cumul dépassant 33 mm), précède, accompagne et facilite une dégringolade des températures avec une journée du 13 bien froide, ne dépassant pas 8°C. Toutefois, dans le climat actuel, les outrages du gel tardif nous auront été épargnés avec des minimales s'abaissant seulement à 2°C le 13 et le 14°C

Un coup d'épée dans l'eau... Dans la journée du 14 le mercure remonte à 16°C puis s'établit entre 17 et 28°C (le 21) en après-midi jusqu'au 27. Les nuits sont également beaucoup plus douces, au-dessus de 10 puis de 12°C. Le temps est très majoritaiement sec malgré deux orages faiblards à l'aube du 19 et vers minuit, le 21.

Avant une première quinzaine de mai beaucoup plus instable les trois derniers jours d'avril ouvrent les festivités avec des averses, des orages (on approche 19 mm) et des températures qui se maintiennent autour de 20°C en journée et ne s'abaissant pas en dessous de 12 degrés la nuit.

Bilan du mois d'avril :

Le tournant pluvieux des derniers jours du mois tombe à point nommé après plusieurs semaines de déficit pluviométrique. Comme mars, avril termine sous ses normales d'un tiers.

Les brèves incursions froides ont eu l'effet d'un coup d'épée dans l'eau car dans l'ensemble ce mois d'avril a baigné dans un océan de températures en surchauffe. On se situe un bon degré au-dessus des normes avec des minimales particulièrement élevées.

Mai :

On vit des instants exceptionnels, fatidiques, or tout un système est à la manoeuvre pour que nos semblables oublient d'en prendre conscience, de s'en alarmer, voire de protester, et, finalement, courbent l'échine en sombrant dans les tracas du quotidien, quand bien même ceux-ci s'avèrent de plus en plus insensés, puis le divertissement. Ceci pour dire à quel point les évènements climatiques de ce mois de mai 2026 que je m'apprête à vous relater n'étaient qu'un modeste apéritif en comparaison des temps que nous traversons depuis.

Un temps on a cru que le printemps 2026 allait renouer avec l'ambiance maussade et rafraîchie de son dernier mois, comme en 2024 et 2025. De fait, la première quinzaine s'est avérée particulièrement humide et frisquette, avec deux fortes dégradations pluvieuses, la première entre le 2 et le 7 mai totalisant 63 millimètres et assortie d'un premier rafrâichissement, les températures ne dépassant pas 13 à 15°C du 4 au 6, avec une minimale à 5°C le 7. Jusque là, on était plutôt sur du 14 à 18°C avec un temps mitigé. La seconde, du 13 au 16 mai après un relatif intermède (passages pluvieux plus espacés et modestes, tempérarures maximales entre 18 et 22°C) , a généré près de 57 mm de pluie entre le 13 et le 16 mai, et surtout un refroidissement très sensible du 14 au 16 avec des maximales à 12°C. Ambiance de giboulées avec même un peu de grésil le 15.

Ces seize premiers jours de mai ont déversé à peine moins de 14 cm de pluie dans nos pluviomètres, les 15 jours restant n'en apporteront même pas 2 mm en sus, les 30 et 31 du mois. Car à partir du 17, changement radical, on passe au régime sec et après une brève transition jusqu'au 20, qui voit les températures maximales s'apprécier de 17 à 25°C, une vague de chaleur intense, inédite pour la période, se met en place du 21 au 28, 7 journées d'affilée à plus de 30°C, avec même un pic à 34°C les 26 et 27, et 35°C le 28. Ce n'est pas la première fois qu'on relève 35°C ici en mai, mais jusque là c'était toujours une valeur isolée, ce qui semble indiquer un nouveau tournant dans le réchauffement climatique.

Bilan de mai :

Malgré près de deux décades bien tempérées, le mois de mai 2026 finit en anomalie thermique positive nette de 2 bons degrés, à la faveur d'une dernière décade de plein été.

Les précipitations de la première quinzaine tirent l'ensemble du mois un peu au-dessus des normales pluviométriques, mais il convient de relativiser car en 10 jours de cagnard l'évapotranspiration fut énorme et nos cours d'eau ont très vite perdu de leur superbe. Je n'ose imaginer ce qu'il en sera si l'été continue sur les bases du mois de juin en cours.

Bilan du printemps :

La pluviométrie des premiers jours de mai atténue quelque peu le déficit pluviométrique de l'ensemble du trimestre, mais il demeure, car mars et avril furent particulièrement pingres.

Sur le plan des températures, avec des nuits un peu fraîches et des maximales tout en retenue, seul le mois de mars présente un bilan thermique un peu supérieur aux normales. Avril, qui nous a épargné ses gelées tardives, et mai qui a terminé avec une fièvre de cheval, situent le printemps 2026 un bon degré au-dessus des normales.

Juin :

Cet été qui pulvérise tous les records, dopé par une nature que l'homme est en train de faire sortir de ses gonds, a fait naître en moi la conviction étrange et partagée avec quelques connaissances et amis, tous relativement jeunes et en bonne santé, que, bien plus tôt que les modèles le laissaient entrevoir, nous risquons de mourir de chaleur. Jadis on avait coutume de dire d'un individu malade ou âgé qu'il ne passerait pas l'hiver. Dorénavant les canicules extrêmes, répétitives et interminables d'une saison devenue invivable mettront de plus en plus les individus en demeure de lui survivre.

Et je ne tairai pas mon immense colère contre les politocards (en tout premier lieu ceux qui exercent ou ont exercé le pouvoir) et les médias de grand chemin, qui sont un des plus redoutables supports des menteries et manipulations à grande échelle, d'avoir parfaitement accompli la véritable mission que leurs maîtres et richissimes employeurs leur avaient confiée : temporiser par tous les moyens, à commencer par mettre en scène la préoccupation des gouvernants, à coup de Consultations Citoyennes sans lendemain et autres comités Théodule, de rapports scientifiques sur commande, institutionnalisés et ritualisés, et de grands messes internationales dramatisées et vouées à l'échec, au grand dam des quelques organisations écologistes sincères (toutes ne le sont pas) mais un peu naïves et donc instrumentalisées. Tour ça pour permettre à une minorité de continuer à s'enrichir et se gaver jusqu'à ce que la situation ne soit plus tenable, car invivable...

Nous y sommes ! Près de quarante ans ont passé depuis cette année 1988 à l'été finissant dramatiquement chaud et sec où la réalité de l'effet de serre d'origine anthropique fut révélée au public français à travers journaux, radios et télés, avant que les politiques s'emparassent du sujet selon la technique parfaitement décrite par Chomsky. À l'époque, le problème était bien moins difficile à traiter qu'aujourd'hui et, aveuglé par la béatitude de mon éducation familiale républicaine et humaniste, pour tout dire "religieuse", je ne doutai pas de la bienveillance des sphères gouvernantes et comme beaucoup je pensais que l'humanité entre de bonnes mains, viendrait à bout de ce péril en quelques décennies. Depuis j'ai totalement déchanté au fur et à mesure que je réalisais qu'il n'y avait aucune sincérité dans les discours de la classe dominante à travers ses porte-voix car aucune intention réelle d'attaquer le mal à la racine dans la mesure où cela exigerait de rompre avec ce qui fonde leur immense richesse et donc leur pouvoir. Tout ce petit monde pathologique d'égoïsme porte l'entière responsabilité de ce que de plus en plus d'êtres humains et d'êtres vivants vont payer de leur vie le courroux d'un climat hors de lui...

Le mois de juin 2026 a été hors cadre, nous faisant entrer dans une dimension inconnue du climat. Après une première décade tempérée , températures maximales oscillant entre 17 et 25°C, le plus souvent autour de 20°C, et nuits devenant même un peu frisquettes, on est descendus à 9°C le 11 et le 12, le tout dans un contexte faiblement perturbé générant parfois des précipitations modiques (hormis plus de 11 mm relevés le 5 juin) une hausse vertigineuse du thermomètre s'est amorcée dans la journée du 12. Dans la foulée d'un premier pic de fortes chaleurs (32 et 34°C les 13 et 14 juin) un épisode de canicule intense a sévi du 17 au 25 juin où les 25°C ont été attteint et dépassé quotidiennement. Mais c'est surtout la période du 21 au 25 juin qui a pulvérisé tous les records établis au cours des décennies précédentes. 5 journées consécutives à plus de 40°C, on n'en avait jamais aligné deux, et un record absolu à 42°C le 23 et 24 juin. En hausse constante, les températures minimales ont fluctué entre 19 et 21°C du 19 au 27 juin. Hormis quelques orages de chaleur exsangues, cette canicule s'est aggravée d'une sécheresse drastique.

Dans la soirée du 25, le ciel a fini par craquer, un orage assorti de 4 bons millimètres de pluis mais qui a surtout eu l'heur de sonner le glas de cette séquence invivable Les jours suivants on est progressivement descendus sous les 30°C . Le dimanche 28 juin au crépuscule, un orage beaucoup plus puissant a déversé plus de 33 mm de pluie à Haüguernes.

Bilan de juin :

Avec plus 13 de journées atteignant ou dépassant 30°C, 8 supérieures ou égales à 35 et 5 à plus de 40°C, le mois de juin 2026 atteint des niveaux jamais revus depuis le mois d'août 2003. On est sur une anomalie thermique positive de 3°C.

La pluviométrie mensuelle, surtout que le déluge du 28 y est surreprésenté, fait un peu illusion, elle n'est que faiblement déficitaire mais il faut aussi prendre en compte l'évapotranspiration qui est énorme. En quelques heures tout a séché.

Juillet :

Parfois la tentation est forte de se déconnecter du délire ambiant et des outrances d'une époque qui a définitivement versé dans l'irrationnrel et le scandale. Alors que la chaleur extrême de cet été, sans équivalent depuis le début des relevés, épuise les êtres vivant et bouleverse le cours de nos existences en affectant nos activités, à commencer par l'économie si chère à certains, et que les fumées d'un monde en feu entâchent d'une lumière de soufre le bleu du ciel, partout autour de nous on entend hurler la meute des gorets amplifiée par l'écho des décérébrés : "c'est la faute aux écolos !"

À la bonne heure ! Haro sur ceux qui nous préviennent du désastre depuis des décennies ! Longuement je me suis interrogé sur les raisons profondes et insconscientes de cette haine viscérale et tenace que les braves gens vouent à l'écologiste. Quand on aura fait toute sa part à l'inversion accusatoire, procédé pervers symptomatique d'un monde décadent et crépusculaire, normalisé et ruisselant de ses plus hautes sphères, dénoncé aussi l'amalgamme trop souvent fait entre le militant écologiste sincère et les écolos bobos des grandes villes, totalement hors sol, vivant sans voiture parce que leur environnement et leur condition économique le facilitent, et soutenant des mesures de discrimination voire d'exclusion sociale sous couvert d'écologie, rien ne me semble justifier une telle détestation. Et finalement, j'en suis venu à l'idée que l'écolo a bien involontairement récupéré la figure et le rêle symbolique du père castrateur, celui qui vient nous rappeler la nécessité absolue car vitale de (se) poser et de respescter des limites dans un monde où l'individu est encouragé à se vautrer dans la jouissance de tout et sans limite. Jadis les religions et les transcendances , si imparfaites et criticables fussent-elles, instillaient un peu d'éthique dans les rouages de la société tout en appelant chacun à la modération. Après que les générations précédentes ont tué "Dieu" le poste restait vaquant et, bizarrement, bien que portés par un projet différent, les "écologistes" et leurs mouvements ont repris le flambeau du rabat-joie.

Le mois de juillet 2026 nous aura concédé deux journées sous les 25°C, dont la première (24°C). Jusqu'au 3 le temps reste agréable et modérément chaud. 

À partir du 4 la troisième canicule de l'été se met en place, jusqu'au 15. Elle sera éprouvante mais les chiffres sont un peu moins impressionnants que lors de l'épisode de juin. 38°C le 6 et le 12, 37°C le 9, 6 valeurs supérieures ou égales à 35°C sont enregistrées. Les nuits sont de plus en plus douces (autour de 20°C), De très faibles orages éclatent sur la période, notamment le 10 et le 12, ils apportent très peu de pluie.

Un épisode orageux plus copieux survient dans la soirée et la nuit du 16 au 17 juillet (10 mm). Il accompagne une très temporaire baisse des températures sous les 30°C.

Dès la journée du 19 le thermomètre repasse nettement au-dessus de 30°C et le seuil des 35°C est atteint les 20, 22 et 23 juillet. Cette quatrième canicule, contrariée par les brises côtières, est ici moins intense que les précédentes. Reste que les organismes sont éprrouvés que ces fortes chaleurs qui n'en finissent pas continuent leur travail d'usure et de démoralisation.

Un passage perturbé et presque frais (24°C le 26) advient entre le 25 et le 27 juillet. Il est assorti d'un orage copieux dans l'après-midi du 25 (15 mm) et d'une perturbation moribonde dans la matinée du 27 (2 mm). 

Dès le 28 juillet le mercure fait un bond spectaculaire (37°C) après une nuit frisquette (13°C), à l'aube de la cinquième canicule de l'été. Qui ne nous affectera que très temporairement, à l'aube du 29 la brise marine se lève puis se renforce à la mi-journée, quand l'intérieur de la Gascogne suffoque avec des pointes à 42°C, chez nous on culmine à 34°C et les deux derniers jours du mois sont étonnamment cléments (27 et 26°C).

Bilan de juillet :

20 journées supérieures ou égales à 30°C, 11 supérieures ou égales à 35°C, 2 seulement inférieures à 25°C, sans présenter les valeurs extrêmes du mois de juin le mois de juillet 2026 se signale par l'homogénéité et la durée de ses températures très élevées. Il termine en anomalie positive proche de 4°C et seul le mois d'août 2003 lui tient la dragée haute.

Les précipitations (presque toujours orageuses) furent très brèves et isolées, le cumul est déficitaire de 40% et de toutes façons 30 mm de pluie dispersés n'ont aucun effet sur l'évapotranspiration en pareil cas.

À suivre...

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