Cueillette du 16 novembre (cèpe d'été splendide)...

Bonsoir à tous,

Après avoir brillé de mille feux, septembre s'est éteint sous une chappe de gris. Ce mois n'aura que très localement et de façon très parcimonieuse accordé ses faveurs aux paniers de quelques chanceux, dont je suis. Pour la plupart d'entre nous ces trente derniers jours s'apparentent à une traversée du désert fongique due à un temps subitement devenu sec, puis chaud, très chaud. Et déjà je lis, j'entends que l'on s'impatiente, que l'on s'inquiète, que l'on désespère de voir la pluie revenir dans des délais raisonnables.

Outre que nous avons encore tout le mois d'octobre devant nous, sans négliger que novembre a amplement démontré par le passé qu'il pouvait s'avérer un excellent mois pour le cèpe lorsque la grande douceur persiste tard en saison, il me semble au contraire que les dernières semaines écoulées, si indigentes puissent-elles apparaître à beaucoup, dans ce culte de l'immédiat et de l'instantané qui obnubile notre époque, étaient absolument indispensables à replacer la saison en cours sous les meilleurs auspices alors que l'été, après la grande pousse de juillet, nous avait légué des sols beaucoup trop froids par excès de pluie et déficit d'ensoleillement record. Le risque était alors grand en effet, sans l'occurence d'un grand mois de septembre chaud et sec, que la grande pousse automnale, au sortir d'une saison prometteuse et enthousiasmante, s'en trouvât amoindrie.

Sans présumer de la suite des évènements, je ne puis donc que me féliciter en constatant que le climat a exaucé le voeu que j'avais formulé au soir du mois d'août. Désormais, à condition que le ciel rouvre ses vannes avant que tombe le couperet du froid, les conditions me semblent à nouveau réunies pour une pousse de cèpes finale de l'ampleur de novembre 2011. Sans oublier qu'edulis, qui est de loin le plus tardif de tous, semble particulièrement apprécier les débuts d'automne secs et chauds.

Adishatz !