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Le Blog de Cristau de Hauguernes
18 juin 2023

Saison des cèpes 2023 : on n'a pas démarré sur les chapeaux de roux...

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Adishatz,

Ceux qui lisent ce blog assidument s'en souviennent peut-être. Bien qu'ayant connu un dénouement exceptionnel en raison d'une pousse sans commune mesure dans certains bois, la saison des cèpes 2022 (et pas seulement des cèpes) avait soulevé de sérieux motifs d'interrogation, et pour tout dire d'inquiétude. En effet, d'autres secteurs boisés, presque tous sur les lignes de crête ou en versant sud, n'avaient pas délivré le moindre cèpe au sortir de la canicule inédite et il en va de même pour de nombreuses espèces de champignons comestibles que nous n'avions pas revues en arrière-automne sur leurs placiers habituels. (Au passage, faut-il rappeler que l'abondance des cèpes est très fortement corrélée à la souffrance et au stress du mycélium.) Les premières semaines de la saison en cours n'invitent pas à l'optimisme... À l'heure où j'écris mes trouvailles sont extrêmement rares et les sous-bois me semblent étonnamment déserts car même les espèces non consommées tardent à se montrer.

Pourtant, tous les facteurs semblaient s'accorder pour un démarrage assez précoce et appréciable. La chaleur raisonnable avait expulsé les rares morilles récalcitrantes après la mi-avril et peu après j'avais vu une photo représentant deux cèpes d'été trouvés de l'autre côté du Saison en Soule. Le temps alternant les journées ensoleillées et les averses orageuses, jetant déjà un oeil quotidien à mes cépères, je trébuchais sur les premières amanites verruqueuses.

Sauf qu'il m'a fallu attendre le 25 mai pour débusquer mes 4 ou 5 premiers aestivalis, dans une parcelle boisée très peu représentative des couverts typiques de mon Béarn des Gaves. Depuis, à l'exception de cette parcelle qui a encore commis deux ou trois cèpes très véreux, et d'un châtaignier de mon terrain qui a sauvé l'honneur des couverts autochtones, malgré des conditions météorologiques plutôt favorables (quoique peut-être un peu trop humides au niveau de l'humus,) ce premier semestre 2023 s'apparente à une traversée du désert fongique d'un niveau inégalé. Même les girolles, qui se dégourdissent un peu depuis quelques jours et dont on connaît l'engouement pour ces étés modérément chauds et pluvio-orageux, ne donnent pas les gages d'un futur grand millésime.

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Si l'on veut garder espoir, on privilégiera l'idée selon laquelle, malgré une pluviométrie médiocre (mai fut assez sec) les conditions durablement humides et maussades coïncident rarement avec des entames de saison spectaculaires chez les cèpes. Sur ce point, la réaction du mycélium aux fortes pluies orageuses advenues entre le 9 et le 14 juin devrait permettre d'en savoir un peu plus dans quelques jours. Au cas où rien ne changerait, loin de pouvoir trancher, l'autre idée prendrait du galon, la plus déplaisante. On ne peut en effet pas nier que le mycélium a été rudement secoué l'an dernier, pour partie même détruit, et qu'il lui faudra un certain temps, en étant optimiste, pour se reconstituer et reprendre pleinement ses quartiers.

Adishatz !

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