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Adishatz,

Ils n'ont pas attendu le 11 pour se déconfiner. Dès le 9 mai les premiers cèpes de l'année ont fait leur apparition dans les bois de plaines béarnais, mettant fin à une série de printemps boudeurs et laborieux où les mauvaises conditions climatiques avaient toute leur part.

Au cours des jours suivants les cèpes d'été ont continué à sortir à l'unité et seule la vague de chaleur et le temps très sec survenus en dernière décade de mai ont eu raison de ces belles dispositions, les bolets étant contraints de se mettre en pause après le 5 juin. Cela dit, cette même envolée des températures a permis l'apparition des premiers cèpes noirs à partir du 2 juin.

Juste après cette date, et pour une grosse dizaine de jours, le ciel rouvrit ses vannes, arrosant copieusement le département aux sols surchauffés. Tandis que le 12 juin des pluies orageuses particulièrement froides (abaissant la température à 7 degrés au petit matin) induisaient un choc thermique peu courant avant l'automne. Si le retour des cèpes à partir du 14 juin fut assez discret, une véritable pousse se déclencha le 18 et jusqu'au 2 juillet, atteignant son optimum du 20 au 28, à peine contrarié par le pic de chaleur à 36 degrés du 24.

Il faut dire que jusqu'à la mi-juillet les journées ensoleillées et modérément chaudes furent entrecoupées de passages pluvieux suffisant à entretenir la pousse moribonde et même à fournir le carburant à quelques répliques. De sorte que les cèpes, quoi que plus à la peine en fin de période, ont continué à agrémenter les promenades en sous-bois jusqu'au 27 juillet au moins, les têtes noires prenant le dessus sur les aestivalis du fait des températures. Ce même mois de juillet 2020 a été propice à une belle petite pousse de girolles par endroits tandis que quelques rares oronges me sont advenues aux alentours du 14.

À l'heure où je rédige la sécheresse et les fortes chaleurs ont fini par avoir raison des belles intentions de nos chers bolets. Mais ce printemps et ce début d'été qui renouent avec leurs devanciers prolixes des saisons 2014 à 2016, me laissent rempli d'espérance pour la suite et la fin de la saison, lorsque la pluie reviendra, au temps du bourret et des châtaignes.

Adishatz !