baes-26-04-15-17

Adishatz,

Le mois de mars très frais, sombre, fréquemment pluvieux dans la continuité de l'hiver nous avait laissé perplexes à l'aube de la nouvelle saison des cèpes, même si, comme 2014 l'a brillamment démontré, un hiver très pluvieux n'impacte pas négativement les cèpes si le printemps suivant est suffisamment ensoleillé et chaud...

Soudain, début avril, l'irruption de la chaleur qui a atteint son point culminant le 14 avec 30 degrés à l'ombre sous un soleil de plomb, a radicalement changé la donne en asséchant et élevant considérablement la température des sols jusque là trop froids et détrempés, et l'idée a germé que finalement, les premiers bouchons d'aestivalis pouvaient poindre avant la fin du mois sauf circonstances défavorables.

Or l'idée ne fut pas la seule à germer... Dès le 18 avril, traversant une allée de chênes très claire et mirifique en retournant d'une prospection sur ma morillère, je tombai nez à nez sur le premier petit cèpe d'été adossé à son tertre... Cette trouvaille en appela bien d'autres. Car depuis, à chaque passage, je m'extasie devant les nouvelles naissances un peu partout dans la chênaie, signe indéniable que les cèpes s'annoncent encore au mieux de leur forme cette année...

Dans cet allant, si le coup de chaud de la première quinzaine fut le facteur déclenchant, il me semble indéniable que le sérieux de l'hiver et plus particulièrement la vague de froid neigeuse de début février ont toute leur part... Quoi qu'il advienne acceptions en l'augure, la saison des cèpes 2015 démarre au quart de tour...

Adishatz !