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Adishatz,

À quelques jours de clore le chapitre, l'heure est venue de nous retourner sur le temps que nous avons eu en Béarn, et plus particulièrement à Salies, tout au long de cette année 2014...

Finalement, la petite période froide survenue fin-novembre 2013 aura été la seule digne de ce nom de la période. En effet, l'hiver 2013-2014 s'est avéré exceptionnellement doux, n'offrant que 5 petites gelées entre le mois de février et la fin mars et pas la moindre valeur de températures maximales inférieure ou égale à 5 degrés entre janvier et avril. Ces statistiques sont inédites à Salies depuis 40 ans. Même les hivers 1989-1990 et 2000-2001, qui furent également caractérisés par une douceur hors saison, ont su descendre plus bas de façon ponctuelle. On dira simplement pour être précis que la douceur de l'hiver 2014 présente une homogénéité remarquable au fil des mois tandis que l'hiver 1989-1990 par exemple avait alterné des périodes chaudes improbables (mi-décembre 1989 - fin-février 1990) où on a dépassé les 25 degrés et des périodes plus froides avec des gelées marquées jusqu'à -3 ou -4 degrés. Ce ne fut absolument pas le cet hiver dont l'autre singularité tient dans ses tempêtes récurrentes en janvier-février et sa pluviométrie exceptionnelle, à l'instar de l'hiver 2012-2013...

Du 1er au 7 janvier, le temps est modérément perturbé, les pluies sont parfois espacées mais on cumule 32 mm en sept jours. Sous la couverture nuageuse les températures minimales oscillent entre 3 et 9 degrés, les maximales entre 10 et 16 (16 degrés le 6).

Du 8 au 12 janvier, voilà que survient un des rares intervalles de temps sec et relativement ensoleillé de l'hiver. Malgré cela les températures minimales se tiennent entre 3 et 8 degrés et les maximales entre 12 degrés le 10 janvier et 18 degrés le 12.

Du 13 janvier au 5 mars... Abominable, exécrable, interminable ! L'hiver nous a gratifiés de ce qu'il sait faire de mieux en matière d'intempéries dans la mesure où on exclut d'emblée le froid. Sur cette période qui couvre plus d'un mois et demi de l'année, on dénombre seulement six journées entièrement sèches, les 17 janvier, 3 février, 14 février, 17 février, 23 et 24 février. Pour le reste de la période il a plu à un moment ou un autre de chaque journée. Ce régime très perturbé fut assorti de pluies diluviennes itératives (226 mm entre le 13 et le 31 janvier par exemple) et de nombreux coups de vent à tempêtes, les 27 janvier, 1er, 10, 28 février et 3 mars, entre autres... Sauf quelques pics de douceur (15 degrés le 15 janvier, 14 degrés le 26, 19 degrés le 6 février, 18 degrés le 14, 17 degrés le 17, 18 degrés le 20, 18 encore le 23 et 19 le 24 février, cette très longue séquence se caractérise également par des maximales limitées, oscillant entre 7 et 12 degrés en raison du fort ennuagement. De courts intermèdes plus frais voient apparaître des giboulées de grêle les 19 et 20 janvier, les 27 et 28 janvier, les 1er et 2 février (avec même un peu de neige fondue) ainsi que le 28 février et le 1er mars. S'agissant des températures minimales, si on observe des pics entre 6 et 8, voire 9 degrés du 23 au 26 janvier, les 6 et 7 février, ainsi que la 14 février, on se situe le plus souvent entre 2 et 5 degrés. Trois faibles gelées sont enregistrées, -1 degré le 3 février, puis 0 degré le 17 et le 22.

Du 6 au 21 mars, la pluie cesse, le ciel se nettoie, sans l'ébauche d'une transition, et les températures s'apprécient, particulièrement les après-midis où les maximales oscillent entre 15 et 24 degrés (24 degrés le 20 mars). Petite faiblesse à 12 degrés le 18 où le ciel est un peu plus chagrin. En hausse graduelle tout au long de la période, les maximales restent plus proches des normales, fluctuant entre 2 et 7 degrés.

Du 21 (soir) au 27 mars (matin), le temps tourne aux giboulées et les températures baissent sous l'effet d'une coulée froide tardive. Grésil, neige fondue, températures maximales contenues entre 8 et 12 degrés, c'est là que se produisent les deux ultimes gelées blanches de ce non-hiver absolu, 0 degré les 24 et 27 mars.

Du 27 mars (journée) au 2 avril (soir) : Le printemps reprend son bonhomme de chemin, sous le soleil et avec des températures en hausse rapide, surtout les maximales (oscillant entre 15 degrés le 30 mars et 23 degrés le 1er avril). Les minimales restent plus timorées, entre 5 et 7 degrés.

Du 2 avril (soir) au 4 avril (soir) : Dégradation des conditions météorologiques aussi éphémères qu'intenses, 37 mm de pluie en 48h. Les maximales chutent à 12 degrés le 3 avril mais remontent tout aussi rapidement.

Du 5 au 19 avril : Cette période très ensoleillée et sèche voit les premiers pics de chaleur préfigurant le mois de mai, 28 degrés les 7 et 16 avril, on oscille plus généralement entre 18 et 24 degrés. Les minimales tiennent toutes entre 4 degrés (le 9 avril) et 11 degrés (le 7).

Du 20 avril au 2 mai (soir) : La dernière décade d'avril 2014 se signale par une forte dégradation du temps en Béarn et d'une baisse sensible des températures maximales ne dépassant plus 13 à 17 degrés entre le 24 avril et le 2 mai. En contrepartie, la couverture nuageuse favorise des nuits plus douces, culminant entre 9 et 10 degrés du 29 avril au 2 mai.

Du 3 au 19 mai (soir) : Les deux premières décades du mois de mai sont radieuses, 1 seul petit millimètre de pluie le 13. On note aussi une nuit un peu frisquette à 3 degrés le 4 mai. Mais dès le lendemain le mercure bondit à 28 degrés l'après-midi. Entre le 6 et le 17 mai les maximales comprises entre 17 et 24 degrés sont raisonnables pour la saison, les minimales souvent un peu fraîches affichent souvent 6 degrés du 11 au 17. Les deux derniers jours de la période sont un peu plus chauds (27 et 28 degrés) avant la dégradation...

Du 19 mai (soir) au 1er juin (matin) : L'orage qui éclate le 19 mai au soir entraine dans son sillage une très forte détérioration du temps. La dernière décade de mai renoue donc avec les pluies diluviennes et les averses (112 mm de pluie en cumulé). Dans ce contexte les températures maximales dépassent rarement les 20 degrés (23 degrés le 29 mai), se tenant entre 13 et 18 degrés le plus souvent. Toutefois, après avoir accusé le coup en dégringolant à 8 puis 7 degrés les 22 et 23 mai, les minimales se reprennent et oscillent entre 9 et 13 degrés sur le reste de la séquence.

Du 1er juin (journée) au 22 juin (soir) : Après quelques journées ensoleillées mais encore un peu fraîches du 1er au 4 (maximales à 21 degrés s'abaissant à 15 le 4, minimale à 7 degrés le 4), les trois premières semaines de juin s'avérèrent radieuses et très estivales, offrant des températures minimales entre 13 et 19 degrés, des maximales dépassant journalièrement 25 degrés, avec des pics de chaleur à 32, 31 et 30 degrés les 6, 7 et 8 juin, 31 degrés les 12 et 13 juin, 32 degrés les 20 et 21. Le temps commence tout de même à tourner à l'orage à partir du 20, mais dans un premier temps cela n'altère pas le ressenti général de grand beau temps estival.

Du 22 juin (soir) au 14 juillet (matinée) : Hélas, l'été 2014 ne fut pas du même tonneau que le mois de juin qui lui tenaient lieu d'incipit. Les orages du 22 juin au soir ouvrirent la route à une dégradation anthologique des conditions météorologiques en Béarn et plus particulièrement dans le secteur de Salies. Deux orages et vagues de pluies orageuses exceptionnels ont affecté notre bon terroir les 23 et 24 juin, puis le 1er juillet. Les premiers se soldèrent par une pluviométrie record de 68 mm à Lasbordes, provoquant des crues virulentes des petits ruisseaux qui abondent le Saleys. Le second orage, celui du 1er juillet, s'est brutalement déchainé vers 17 heures en point d'orgue d'un après-midi tonitruant mais modérément arrosé. En moins d'une demi-heure, 70 mm de pluie et de grêle se sont déversés dans les pluviomètres. Ce second orage a davantge affecté la région de Sauveterre que le premier. Ma réflexion fut alors aiguisée en constatant que loin d'être isolées, ces précipitations extrêmes étaient enchâssées dans un cycle très perturbé multipliant les averses et pluies orageuses modérées, participant d'un cumul impressionnant de 17,65 cm pour le mois de juillet. En baisse constante, ne dépassant plus que temporairement les 25 degrés à partir du 26 juin, les températures maximales oscillèrent entre 18 et 22 degrés du 7 au 12 juillet avant de remonter. On note un 10 degrés le 30 juin pour les minimales qui se tiennent le plus souvent entre 13 et 17 degrés, ce qui reste correct pour la saison.

Du 14 juillet (après-midi) au 19 juillet : Après l'arrosage matinal du 14 juillet, brutalement, le temps change, le ciel se nettoie et en 72 heures les températures bondissent de 26 degrés le 15 à 37 degrés le 17, établissant le record de l'année. Mais la baisse sera tout aussi rapide. On n'est plus qu'à 25 degrés le 19.

Du 20 juillet au 10 août : Le temps ne parvient jamais à se stabiliser réellement, mais offre davantage de journées ensoleillées et sans pluie qu'au début du mois. Les journées du 20 juillet et du 4 août furent particulièrement fraîches, on ne dépassa pas 21 puis 20 degrés. Sur le reste de la période les maximales se tiennent entre 24 et 29 degrés, culminant à 30 degrés le 8 août. Le 1er août survient un orage mémorable, prompt et spectaculaire. Vers la mi-journée le ciel de l'Entre-deux-Gaves s'assombrit par le Pays Basque, très vite un orage précurseur éclate et je suis surpris par la virulence des éclairs et du tonnerre car le cumulonimbus semble un peu étriqué. Bientôt, alors que ce premier trublion se résorbe, se déclenche une averse tropicale, avec des gouttes aussi volumineuses que des cerises. Dans la foulée un second orage se présente, beaucoup plus sombre. Les éclairs mitraillent, le tonnerre claque sec et de façon très rapprochée, je pressens que l'issue pourrait nous être dommageable. Quand se déclenche une averse de grêle, ne durant que quelques minutes et rapidement emportée vers le nord du département. Nous nous en sommes bien tirés cette fois.

Du 11 au 22 août : Sans être aussi exécrable que début juillet, l'été a renoué avec ses démons, l'instabilité en flux de nord-ouest avec cette fois une fraîcheur affligeante pour un mois d'août, on se situe entre 18 et 23 degrés pour les maximales, rarement plus, et plusieurs valeurs à 10 et 11 degrés sont relevées pour les minimales, les 17, 21, 23 et 24 août. Les journées des 13, 14, 15 et 16 août sont particulièrement pluvieuses, ainsi que le 22 août (16 mm).

Du 23 au 30 août : L'été qui s'achève ne se départit pas de son instabilité même si la pluviométrie est beaucoup plus faible et les jours et moment sans pluie plus nombreux. La différence vient des températures qui reprennent temporairement de la hauteur, fluctuant entre 24 et 29 degrés du 24 au 28 août.

Du 31 août au 22 septembre : Les trois premières semaines de septembre sont en rupture totale avec l'été qui les précède, à savoir, particulièrement estivales. Jusqu'au 14 septembre en soirée le temps est nettement plus sec mais aussi sensiblement plus chaud, offrant des minimales entre 12 et 18 degrés et des maximales entre 25 et 32 degrés journalièrement. Après le 14 septembre on garde la chaleur (entre 28 et 31 degrés l'après-midi, de 13 à 17 pour les minimales), mais le temps devient un peu plus instable, faiblement pluvieux, l'impression restant très agréable.

Du 23 au 29 septembre (soir) : Le thermomètre a temporairement baissé entre le 23 et le 25, les maximales se tenant alors entre 20 et 23 degrés et les minimales entre 9 et 11 degrés. Mais à la faveur d'un ensoleillement généreux on remonte à 27 degrés le 27 septembre.

Du 29 septembre (soir) au 16 octobre (mi-journée) : L'orage qui éclate le 29 septembre au soir, mais surtout dans la nuit et la journée du 30, est plus copieux (25 mm). Après une accalmie de trois jours, de nouvelles pluies modérées se déclenchent entre le 4 octobre au soir et le 16 octobre à la mi-journée. Hormis une petite faiblesse du 9 au 15 où les maximales sont contenues entre 18 et 23 degrés, rarement plus, ce flux de sud-ouest ne remet aucunement en question la prégnance de la chaleur sur cet automne 2014. On relève encore 26 degrés le 1er octobre, 27 les 2 et 3, 26 le 6 et 29 le 8. Le 16, après les dernières averses, le vent tourne au sud en se renforçant et les températures repartent vers les sommets, on relève 28 degrés l'après-midi.

Du 16 août (après-midi) au 1er novembre : La deuxième quinzaine d'octobre, sous l'égide d'un flux de sud à sud-est, est exceptionnellement ensoleillée et chaude. On atteint encore les 30 degrés les 18 et 20 octobre. Une baisse brutale survient entre le 21 et le 23, on dévale entre 20 et 21 degrés pour les maximales et les minimales plongent à 4 degrés le 23. Mais la chaleur aura bien le dernier mot, du 25 octobre au 1er novembre les minimales fluctuent entre 15 et 16 degrés et les maximales grimpent de 23 degrés le 25 à 27 puis 28 degrés les 30 et 31 octobre.

Du 2 au 18 novembre (après-midi) : Comme chaque année la Toussaint 2014 signale le grand virage de l'année vers l'hiver et les mauvais jours. Cette séquence  climatique est caractérisée par une pluviométrie de plus en plus intense. Mais les températures remontent lentement après la baisse des tout premiers jours du mois. De 12 à 17 degrés pour les maximales entre le 4 et le 11, on passe à 16, 17 et même 19 degrés en fin de période. Après être descendues à 4 degrés le 6, les minimales se stabilisent entre 5 et 8 degrés.

Du 19 au 24 novembre (soir) : À la faveur du rétablissement d'un flux de sud-est les régions pyrénéennes jouissent d'un foehn (ensoleillement par assèchement de la masse d'air au-dessus des Pyrénées) et d'une douceur remarquable pour l'époque : les maximales oscillent entre 19 et 22 degrés (le 22 novembre) et les minimales remontent de 5 à 11 degrés.

Du 24 novembre (soir) au 20 décembre : Le flux zonal très pertubé balaie le foehn et nous renouons pour de longues semaines avec les interminables wagons de pluie et d'averses. Toutefois, il est à noter que ce flux s'infléchit subitement au nord-nord-ouest le 30 novembre au soir, ouvrant la porte au premier refrodissement significatif du semestre. Alors que les maximales se tenanient encore entre 13 et 15 degrés du 25 au 30 novembre, on descend à 6 degrés les 2 et 3 décembre et on ne dépassera plus les 10 degrés avant le 11 décembre. Dans le même temps, quatre faibles gelées sont observées les 4, 7 (-1 degré), 9 et 10 décembre (-1 degré). Par la suite le mois de décembre 2014 a vu ses maximales fluctuer entre 9 et 11 degrés, ne retrouvant jamais les niveaux de douceur insolente des mois précédents. La période du 14 au 20 décembre fut de nouveau très pluvieuse, abodant les pluviomètres de 41 mm.

Du 20 au 26 décembre : Le temps s'est subitement amélioré, offrant de très belles journées d'hiver enfin, avec des après-midis autour de 10 degrés après les faibles gelées matinales des 22 et 23 décembre...

Du 26 décembre (soir) au 28 décembre (matin) : Dans la soirée du 26 décembre la pluie fait son retour sur les coteaux du nord-Béarn. La journée du 27 est particulièrement arrosée, notamment vers 13h30 où dans une bourrasque de vent de nord, au passage d'un front, un déluge de pluie et de grêle s'abat, 38 mm au compteur de la journée. Les températures sont en baisse, ne dépassant plus 9 degrés. Les averses froides cessent le 28 à l'aube.

Du 28 au 31 décembre : La journée du 28 décembre est sèche mais aussi plus froide, 7 degrés, l'approche d'une vague de froid se fait sentir, particulièrement en soirée. De fait les trois derniers jours de l'année 2014 se distinguent par le retour d'un froid vif, inespéré, après une aussi longue période d'abstinence. Sous un ciel limpide il gèle à -5 degrés le 29 et le 31, -7 le 30, et les maximales ne dépassent pas 2 degrés le 29 et 4 le 30...

Adishatz !