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Bonjour à tous,

Hormis quelques trouvailles isolées, souvent le fait de morilleurs assidus et expérimentés ou simplement heureux, la saison des morilles 2014, crucifiée par le pic de chaleur de lundi, semble d'ores et déjà vouée au rayon des annus horribilis, pour ce qui est des ripisylves de très basse altitude, tant la réalité se conforme aux scénarios les plus pessimistes que j'avais exposés ici-même. Beaucoup d'entre nous n'auront pas vu la moindre mitre en plaine cette année...

Dans la sinistrose ambiante et entêtante, la semaine qui s'achève marque un tournant appréciable. Finalement, fuyant cet hiver trop doux, les ripisylves gorgées d'eau et un mois de mars décidément trop chaud, les morilles ont trouvé refuge dans les vallées fraîches des torrents de montagne où des écosystèmes thermorégulés offrent encore un semblant de normalité climatique en versant nord, notamment...

Autant le dire d'emblée, ceux qui se rêvent déjà moissonnant les mitres comme des pointes d'asperges dans le sable des Landes risquent fortement de regretter les kilomètres parcourus et le carburant aquitté. Pour l'heure, les morilles pointent de façon très localisée et en troupes moins denses qu'à l'accoutumée. Mais pour tous les autres, dont je suis, les semaines qui viennent délivreront à n'en pas douter leur pesant de bonnes surprises et de menus bonheurs, toutes ces joies et émotions propres au printemps des morilles et que jusqu'à présent, tout semblait concourir à nous dénier cette année...

Adishatz !