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D'espoir embrasé en déception brutale, d'avancées en esquives et reculades, après que cette semaine a finalement apporté en de nombreux secteurs les quantités d'eau minimales nécessaires à une pousse significative, c'est à la dernière décade de septembre 2013, avec le retour annoncé d'un franc soleil et d'une chaleur modérée dont nous désespérions, qu'il incombera vraisemblablement de porter la saison des cèpes 2013 sur ses épaules au point de rendez-vous que le destin lui a fixé.

L'espoir déçu tient surtout en ce que les fortes chaleurs des tout premiers jours du mois, dans la continuité d'un été très chaud et sec, rendaient plausible un scénario à la septembre 2006, avec des hectolitres d'eau en quelques jours sur un sol surchauffé, induisant un choc thermique virulent et un apport hydrique considérable. Or les orages consécutifs à ce baroud d'honneur de l'été furent généralement décevants, n'apportant que de manière très localisée et principalement sur les Pyrénées et leurs abords immédiats les quantités de pluie idoines, partout ailleurs des arrosages faibles à modérés, suffisants à extirper le mycélium de la torpeur, certes, mais refroidissant sensiblement les températures des sols avant un éventuel nouveau choc thermique amoindri.

Les sages se consoleront bien vite de ce grand tournant mal négocié en considérant que si 2013 décidément nous aura toujours tenus hors de portée du meilleur, ces deux premières décades de septembre indécises, globalement automnales et dominées par des températures relativement fraîches et des perturbations laborieuses mais itératives, écourtera cette attente fébrile et interminable, inhérente à de nombreuses années indigentes, tout en écartant le scénario tant redouté du retour de pluies trop tardif, pressé par les gelées de Toussaint avortives.

Ni tsunami à la septembre 2006 ou à la 2011, ni année blanche pour cause de sécheresse estivale et de gelées précoces comme 2001, la vérité de la saison 2013 se situera donc un peu partout entre les deux, offrant de grandes disparités territoriales en fonction des quantités de pluies reçues, mais aussi de l'enchainement et du rapprochement chronologique de ces précipitations. Reste que l'automne est encore bien long, et si octobre voulait sourire, d'autres pousses pourraient survenir...

À vos paniers et Adishatz !