La météo, le temps qu'il fait, mais surtout les prévisions météorologiques telles qu'elles sont relayées et appréhendées par le (télé)spectateur, l'auditeur, le lecteur, loin de se borner à n'être qu'un information bénigne, constituent, trop peu le savent, un enjeu économique primordial pour les professionnels du tourisme qui voient dans les millions de récepteurs que nous sommes, des consommateurs potentiels qu'il convient de séduire, si besoin en usant de mensonges petits et grands, à caractère de manipulation... Il s'agit ni plus ni moins, de construire et d'installer par incrustation dans des millions de cervelles passives et donc disponibles, une image, une représentation mentale la plus avantageuse possible d'une région ou d'une ville à vocation touristique, de nature à susciter la jalousie, la convoitise... et surtout l'envie !

Voici comment les différents médias de masse nous manipulent et nous désinforment, empochant au passage des sommes substantielles, en servant des  prévisions météo très arrangeantes à certaines villes et régions, sur la foi de documentaires et d'analyses du "langage météo convenu" des principales chaines de télévision (ne cherchez pas d'ailleurs plus loin pourquoi, personnellement, je vais quérir mes prévisions au plus près de la source.)

1 Le procédé le plus facile, quand il pleut partout en France ou dans un ciel de traine, glisser des éclaircies sur la façade atlantique, le littoral méditerrannéen et au moment du bulletin, placer la phrase magique "les éclaircies reviennent pas la façade atlantique" ou sa  variante "on aura beaucoup moins d'averses sur la façade atlantique. < Quand  les visages pâles sont sous la pluie, il est très aisé de les faire rêver et de susciter en eux la convoitise, le désir (> de venir s'échouer à Biarritz ou à Arcachon en été)...

2 Rehausser subrepticement les températures des villes et  stations balnéaires de 1 à 2 degrés, 10 degrés à Saint Jean de Luz annoncés au lieu de 8 réels, quand il  fait -8 à Colmar, çà fait d'autant plus rêver... Dans ce cas de figure, ne pas oublier de citer la station balnéaire pour enfoncer le clou lors du bulletin radio ou télévisé.

3 Si malgré tous les efforts (comme ces derniers jours mais ce cas de figure est assez récurrent en hiver) la station balnéraire n'est pas au mieux de sa forme quant aux températures, la règle est la prétérition, on ne citera pas Biarritz, éventuellement Bayonne, sous peine de "faute profesionnelle" quand on n'y prévoit pas plus de 5 degrés de maximales... (Le budget "prévisions météo" de certaines villes touristiques se chiffre en millions d'euros, il faut le savoir.)

4 Si vraiment la supercherie se voit trop comme cela s'avéra mercredi et jeudi, dans les médias on peut baisser la température annoncée de  2, 3 voire 5 degrés pour la station balnéaire en question, à la mi-journée, les gens sont en pause déjeuner, en plein boulot, ils savent déjà le temps qu'ils ont et ils s'en contrefichent. Mais mes champions restent Météo France, eux ils attendent 18h, si besoin en aggravant leur erreur de 1 ou 2 degrés dans leur actualisation de la mi-journée, pour finalement afficher sur les cartes les températures maximales effectivement relevées en guise de prévision pour un après-midi qui est déjà terminé. C'est ainsi  que souvent, comme mercredi, mon thermomètre plafonne à 0° de maximum, or, me connectant sur leur site, jusqu'au-boutiste, on me promet 8 degrés à Salies, et puis soudain à 18 heures, voilà qu'on me prévoit les 1 degrés de maximales enregistrées, ce même jour vers 15-16h.

5 Pour la neige c'est un peu plus rudimentaire, on fait rêver les  amateurs de sports d'hiver en faisant figurer le plus souvent possible les  symboles de neige sur les différents massifs montagneux...

Bref, ayez un thermomètre  dans votre parc, à l'ombre (orienté au nord), suffisamment loin de votre habitation et des arbres et puisez vos prévisions à la source. Au moins vous saurez la température réelle qu'il a fait chez vous...