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Faut-il y voir la signature des pluies diluviennes et des giboulées de grésil entrecoupées de gelées blanches qui assortissent la basse-saison depuis le mois de novembre et font peut-être qu'ils se croient en avril, mes verts coteaux de l'Entre-deux-gaves traversent un hiver exceptionnel dû au réveil inespéré d'un de nos joyaux de la fonge, le mousseron de printemps, calocybe gambosa.

En effet, alors qu'une autre pousse sporadique m'a été rapportée courant-janvier dans l'Entre-deux-Gaves, la petite mousseronnière "Cambòt", dont j'ignorais encore l'existence cet automne, celle-là même qui avait soulevé un vent d'euphorie sur l'après-midi du dimanche 16 décembre 2012, dès l'instant où, de façon totalement inopinée, je lui avais soutiré 16 magifiques spécimens, vient à nouveau d'entrer en "éruption majeure", consécutivement aux arrosages des trois dernières semaines. Si la photo proposée ne laisse apercevoir que trois jeunes sujets en cours de développement, un quatrième leur faisait face de l'autre côté de l'aubépine et il est fort probable que d'autres petits calocybe gambosa viennent actuellement parmi l'herbe grasse et sous les débris.

Cet hiver est absolument calamiteux du point de vue des conditions climatiques qui me restreint, m'empêche dans mes randonnées et toutes autres activités de nature. Nonobstant, si tel était le prix à payer pour goûter au moins une fois un si délicieux anachronisme fongique, je ravale volontiers mes griefs et lui dis simplement : Merci !

Adishatz !