(Synthèse élaborée à partir de mes relevés et observations personnels annuels, à 125 mètres d'altitude...) 

Du 1er au 5 janvier :

Le temps est mitigé, relativement froid sous les nuages bas, particulièrement du 2 au 4 où, après de faibles gelées entre 0 et -2 degrés, les températures maximales fluctuent entre 3 et 7 degrés. Ce début d'année est aussi marqué par des bruines insignifiantes.

 Du 6 au 19 janvier :

Emaillée par un bref passage faiblement pluvieux les 10, 11 et 12 janvier (7 mm), cette période est la plus clémente de l'hiver. Après un pic de douceur à 18 degrés le 6, les maximales oscillent entre 9 et 16 degrés, sous un soleil généreux, et, hormi le 10 où les minimales trébuchent à -1 degré, il ne gèle plus.

Du 20 janvier au 2 février :

Les températures maximales ont amorcé une baisse dès le 16 janvier. Sous un ciel alternant nuages bas et plages ensoleillées, notamment l'après-midi, dans un mois de janvier particuièrement sec, cette baisse s'accélère et le froid, sévère, étend son emprise pour le restant du mois. La journée du 22 est glaciale, après une gelée à -7 degrés, le mercure n'excède pas 0 degrés. Toutefois, le fond de cette vague de froid est touché le 24 par -8 degrés. Les 26 et 27 janvier, les maximales, durablement bloquées sous les 5 degrés, repassent légèrement cette barre symbolique. Jusqu'alors sèche, cette séquence de froid devient humide et agitée entre le 28 et le 30 janvier, sous quelques précipitations modérées mais avec des gelées limitées à -1 degrés et des maximales entre 3 et 7 degrés. Les journées des 31 janvier, 1er et 2 février sont particuièrement grises, ténébreuses et à nouveau très froides car s'il gèle faiblement, la couverture nuageuse limite considérablement l'amplitude thermique diurne. Ainsi le 31 janvier, on ne dépasse pas 2 degrés, 3 degrés le 1er février.

Du 3 au 11 février :

Le soleil perçant les ténèbres de ce mois de février naissant, voilà que les températures, encore vissées autour de la barre des 0 degrés à l'aube, s'envolent littéralement à la faveur d'après-midi radieux. Cette période, très sèche, contraste avec la précédente de par sa douceur où les maximales oscillent entre 14 et 19 degrés du 5 au 10. Dans la journée du 11, la brise de nord-ouest se lève et le mercure redescend quelque peu de son promontoire. 

Du 12 février  au 2 mars :

Cette période est un des rares intervalles océaniques fortement perturbés et arrosés de l'année. Entre le 21 et le 23 février, mon pluviomètre hérite de 85 mm de pluie (50 pour la seule journée du 22), puis à nouveau 30 mm les 26, 27 et 28 février. Culminant dans un premier temps entre 9 et 16 degrés pour les maximales et fluctuant entre 2 et 7 degrés à l'aube, les températures se montrent douces mais sans excès. Puis, à partir du 26, avec l'imminence des giboulées de mars, elles descendent à nouveau progressivement sous les 10 degrés. De sorte que la journée du 2 mars, malgré l'absence de gelée, est avec 5 degrés au meilleur de l'après-midi la dernière journée froide de l'hiver 2010-2011.

Du 3 au 14 mars :

Sous un ciel limpide et après les gelées blanches entre -2 et 0 degrés du 4 au 8 mars, ce début de mois prend rapidement des accents printaniers, avec des maximales généralement comprises entre 16 et 19 degrés.

Du 15 au 19 mars :

Dans la journée du 15, le temps tourne à l'orage de printemps et les deux journées suivantes sous une épaisse couverture nuageuse et un arrosage copieux, sont caractérisées par une baisse significative des températures, où on ne dépasse plus 11 à 13 degrés l'après-midi. Les journées des 18 et 19 mars sont sèches mais sous la brise de nord-ouest la température n'excède pas 13 à 14 degrés.

Du 20 au 27 mars : 

Le temps est à nouveau sec et, à la faveur d'après-midis ensoleillés et d'une rotation des vents à l'est-sud-est, après une dernière gelée blanche le 22, le mercure accuse une forte hausse, jusqu'à 23 et 24 degrés les 25 et 26 mars. Toutefois, le 27 voit le temps se dégrader avant la pluie du soir et les températures dévissent à 18 degrés.

Du 28 au 30 mars :

Cette fin de mois de mars ce caractérisant par un temps aux humeurs versatiles très accusées, nous voilà repartis pour un bref épisode de pluies copieuses et salutaires avec des températures frisquettes, n'excédant plus 13 à 14 degrés du 28 au 30.

Du 31 mars au 2 avril :

Sans l'ombre d'une transition et sous un soleil survitaminé, le mercure repart fortement à la hausse, un bref pic de chaleur à 29 degrés est même enregistré le 1er avril.

Les 3 et 4 avril : 

Une dégradation pluvieuse significative (17 mm) est survenue dans la journée du 3, précédée et accompagnée d'une baisse sensible du thermomètre, où on ne dépasse plus 13 degrés le 3 et 15 le 4.

Du 5 au 9 avril :

Le caractère totalement déjanté de ce printemps commençant touche à son paroxysme. À la faveur d'un excellent ensoleillement et de l'afflux d'air chaud en provenance des régions subtropicales, le mercure s'envole et se maintient durablement autour de la barre des 30 degrés, signature de la plus forte vague de chaleur jamais enregistrée dans la première quinzaine d'avril. Cette embardée du mercure a surpris tout le monde, fait craindre un nouvel été 2003 aux experts. Toujours est-il qu'à cette époque de l'année, sous les cieux béarnais frappés de torpeur estivale, nous étions nombreux à nous interroger.

Du 10 au 21 avril :

Un bref et faible passage pluvieux entre le 10 et le 12 présenta l'avantage considérable de ramener le temps à la raison. Si, après une brève compensation, avec des maximales comprises entre 14 et 16 degrés, la température ne tarda guère à repartir à la hausse, ce mouvement fut nettement plus modéré et durable que les précédents, avec un pic à 29 degrés le 18 puis une stabilisation entre 25 et 27 degrés jusqu'au 21.

Du 22 avril au 2 mai :

À la fortune de pluies orageuses successives, et avec des températures maximales évoluant entre 14 et 24 degrés, cette dernière décade d'avril et ces premiers jours de mai reprennent une tournure plus conforme à la saison.

Du 3 mai au 5 juin :

Loin d'être désagréable, le temps ne parvient pas à se stabiliser durablement. Aux éphémères pics de chaleurs ensoleillés (30 degrés le 10, le 25 et le 29, 28 degrés le 18 et le 28, ou encore 29 degrés le 19) succèdent de brefs mais parfois copieux passages orageux (16 mm dans la nuit du 7 au 8 mai) et  de brefs intermèdes de fraîcheur (on ne dépasse pas 15 degrés le 14 et 18 degrés le 27). Dans ces conditions les matinées du 16 mai, avec 5 degrés et dans une moindre mesure celles des 28 et 29, avec 6 et 7 degrés attestent la résistance de l'air froid ou frais en altitude. Après un passage pluvio-orageux plus consistant les 29, 30 et 31 mai, les températures connaissent une nouvelle baisse modérée mais plus durable, oscillant entre 18 et 19 degrés l'après-midi du 31 au 2 juin, et descendant encore à 6 degrés le 1er juin. En fin de période, portées par un bon ensoleillement, elles remontent entre 26 et et 27 degrés.

Du 6 au 10 juin :

Dans un printemps caractérisé par de longues périodes de domination anticyclonique devenant chaudes et par là-même orageuses et instables, un bref intervalle océanique se met en place, avec le blocage d'une perturbation musclée par vent de nord-ouest contre les Pyrénées. Il en résulte de fortes pluies, 31 mm en cinq jours, et une forte baisse des températures, contenues entre 17 et 21 degrés l'après-midi.

Du 11 au 23 juin :

Ponctuellement brisées dans leur élan par de faibles intermèdes pluvieux au coeur d'une séquence globalement ensoleillée et sèche, les températures repartent néammoins à la hausse. Un premir pic à 29 degrés est enregistré le 17, puis un second le 20. Etonnamment, sous de faibles pluies, le vent tourne au nord-ouest le 22 et la matinée du 23 est particuièrement fraîche avec 8 degrés.

Du 24 juin au 11 juillet :

Dès le 24 juin le mercure repart très nettement vers les sommets. Un pic caniculaire à 39 degrés est observé le 26, et dans une moindre mesure le 27, avec 36 degrés sous la brise marine. Ce bref épisode caniculaire n'est pas suivi d'une dégradation orageuse. Après une chute brusque à 20 degrés l'après-midi du 29, le thermomètre se stabilise autour de valeurs estivales début-juillet, offrant plusieurs pics à 30, 31, et même 32 degrés le 5. Cette période est très sèche, hormi un orage bienfaisant dans la nuit du 9 au 10 (16 mm).

Du 12 au 27 juillet :

Dans la soirée du 12 juillet, après une journée grise et plombée, subitement, l'orage s'est déchainé sur les côteaux salisiens, lâchant 20 mm de pluie en un quart d'heure dans mon pluviomètre, le tout dans un fracas assourdissant. La nuit et la journée suivante furent très pluvieuses, apportant encore 16,5 mm au moulin. Les journées des 14, 15 et 16 juillet virent une accalmie, mais le mercure plafonna entre 26 et 27 degrés. Dès le 17 juillet, surgit ce que peu de climatologues avaient prévu, une incroyable inflexion océanique pluvieuse et fraîche au faîte de l'été. Sous des arrosages puissants et itératifs et avec des températures bloquées entre 18 et 22 degrés, les journées des 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26 et 27 juillet 2011, furent abominables aux touristes. Lorsqu'enfin le déluge cessa, le 27 juillet en fin de matinée, mon pluviomètre totalisait 115 mm, sans compter les 36,5 des 12 et 13.

Du 28 juillet au 19 août :

Cette longue période au coeur de l'été, s'avéra particuièrement calme, enfin, présentant de longues journées sèches entrecoupées de brefs intermèdes pluvieux généralement insignifiants. Elle fut aussi neutre, pour ne pas dire bien terne s'agissant des températures, offrant quelques pics de chaleur à 30 degrés les 1er, 4 et 18 août, ou encore 32 degrés le 6, mais montrant aussi quelques faiblesses comme la matinée du 10 août où les minimales descendirent à 9 degrés.

Du 20 au 22 août :

Les intempérances climatiques de 2011 n'ayant pas fini d'interroger les spécialistes, dans la journée du 20 août, le thermomètre faisait un bond de 10 degrés, atteignant le seuil des 35 degrés et rompant avec trois semaines insipides. Sur sa lancée, il affichait 38 degrés le 21, avant de se tasser à 32 sous un ciel menaçant le 22.

Du 23 août au 1er septembre :

Après une chute vertigineuse, ponctuée par une maximale à 18 degrés le 24 août et un passage pluvio-orageux salutaire les 26 et 27 (20 mm), les températures remontent lentement entre 24 et 28 cette dernière semaine de vacances se décline sous un temps de saison. Toutefois, le 1er septembre, un pic de chaleur à 32 degrés précède une forte dégradation en soirée.

Du 2 au 5 septembre :

Un peu à l'image de ce qui se produisit en juin quand une perturbation atlantique se bloqua contre le relief, mais dans de moindres proportions que durant la deuxième quinzaine de juillet, les conditions météorologiques se sont rapidement et nettement détériorées dans la nuit du 1er au 2 septembre. Quoiqu'en atténuation progressive, orages, fortes pluies puis averses se prolongèrent sur toute la période, accompagnées d'une baisse assez significative du mercure, oscillant entre 21 et 23 degrés du 3 au 6 septembre et générant 47 mm de précipitations. 

Du 6 au 16 septembre :

La pluie et l'agitation cessant comme elles étaient venues, le temps se remet très promptement et sous un infatigable soleil de septembre les températures regagnent bientôt des niveaux de plein été. Un pic à 30 degrés est même enregistré le 10 et deux à 32, le 9 et le 16 septembre. Toutefois, ce soir-là, le ciel se fâche à nouveau.

Du 17 au 19 septembre :

À la faveur d'un nouvel intermède pluvio-orageux, moins marqué que le précédent (18,3 mm), le thermomètre accuse une brève mais nette baisse, ne dépassant pas 18 degrés le 19 et s'abaissant à 8 degrés ce même jour et le 20 septembre au matin.

Du 20 septembre au 6 octobre :

Une situation de récurrence anticyclonique se met en place au-dessus de l'Europe, dans la dernière décade de septembre. Nous gratifiant de splendides journées d'arrière-saison, elle favorise la remontée vers nos latitudes de masses d'air de plus en plus chaud. Du 23 septembre au 3 octobre, 7 pics de chaleur sont enregistrés, dont deux à 31 les 28 septembre et 2 octobre, et même 32 degrés le 29 septembre. Sans être exceptionnelle, une telle vague de chaleur reste remarquable à cette époque. Peu à peu, à partir du 4 octobre, la situation se débloquant et évoluant quelque peu, les températures dévissent et rejoignent les normales saisonnières. Enfin, le 6 octobre au soir, une perturbation atlantique finit par franchir la barrière.

Les 7 et 8 octobre :

Cette très brève dégradation, générant des précipitations modiques (11 mm), favorise surtout une fraîcheur matinale plus accusée, avec la remise en place de l'anticyclone. Ainsi le 11 octobre descendit-on à 7 degrés. S'agissant des maximales on ne dépassa pas 16 degrés le 8 octobre.

Du 9 au 18 octobre :

Avec la restauration de l'empire anticyclonique cette deuxième décade d'octobre s'écoule sous un ciel limpide et jouit d'une hausse graduelle du mercure jusqu'à des niveaux confortables. Ainsi, les 15 et 16, la barre des 25 degrés est de nouveau atteinte.

Du 19 octobre au 2 novembre :

Avec l'imminence du précipice de la Toussaint cette période de l'année fut caractérisée par une évolution sensible de la situation générale de l'atmosphère qui prévalait depuis fin-juillet. Ainsi si on releva encore 26 degrés le 23 octobre et 24 le 31, les perturbations atlantiques se firent nettement plus pressantes et actives, apportant des arrosages encore trop dispersés pour être efficaces mais consistants. Après une température minimale bien fraîche de 1 degrés le 21, les valeurs remontèrent effrontément au-dessus de 10 degrés. Et le mercure culminait encore à 18, 19 degrés début-novembre.

Du 3 au 8 novembre :

Cette période est à nouveau très fortement pluvieuse (66 mm) et plus fraîche, n'excédant plus 13 à 17 degrés, suite à une nouvelle situation de blocage d'une perturbation très active contre les Pyrénées.

Du 9 novembre au 1er décembre :

Malgré cet apport considérable de précipitations, novembre 2011 s'avéra désespérément inférieur aux moyennes. C'est que le restant du mois, sous un ciel variable, n'apporta que de très éphémères et insignifiantes pluies. Entre le 9 et le 14, une douceur remarquable, favorisée par un foenh sur les Pyrénées, accompagna l'envol des cèpes. On releva 23 degrés le 11 novembre et même 24 les 12 et 13. Puis les températures se tassèrent quelque peu, oscillant entre 16 et 17 degrés du 15 au 22 novembre, ce qui reste très appréciable pour la saison. Ce n'est qu'à partir du 23 octobre qu'une baisse plus sérieuse s'amorça, les maximales se cantonnant enfin en deçà des 10 degrés. La journée du 27 novembre, dans les brouillards ténébreux, fut même assez froide où on ne dépassa pas 5 degrés. Mais l'interminable douceur de cet automne 2011 eut une fois de plus le dernier mot, sous un soleil radieux on releva 18 degrés le 30 novembre.

Du 2 au 23 décembre :

La pluie, qui fit tellement défaut tout au long de cette année 2011, déjouant les pronostics de certains climatologues qui nous avaient prévenus d'un mois de décembre encore trop sec, s'est déversée à pleins wagons salutaires sur les côteaux salisiens tout au long du moins. Hormi un bref intervalle sec du 9 au 11, les quantités recueillies par mon pluviomètres sont impressionnantes et ô combien précieuses, 56,5 mm entre le 2 et le 8, et 125 mm du 12 au 23 décembre. Redescendues à des niveaux plus raisonnables après les extravagances de novembre, les températures maximales ont longuement fluctué entre 8 et 16 degrés avant de régresser d'un cran supplémentaire à partir du 17 décembre. Sous les giboulées, le dimanche 18 fut une des rares journées froides de ce début d'hiver où on ne dépassa pas 5 degrés. Par la suite le mercure oscilla entre 7 et 12 degrés jusqu'au 23. Ce long corridor pluvieux se caractérise aussi par l'absence totale de gelées.

Du 24 au 27 décembre :

Les dernières averses cessant dans la nuit du 23 au 24, Noël 2011 vit la première gelée de l'hiver (-1 degrés) et fouetté par la bise de nord-est, s'écoula sous un temps ensoleillé et nettemen rafraîchi mais pas encore froid (7 degrés). Le lendemain, il gelait à -2 degrés mais déjà dans l'après-midi la baisse était contenue, le mercure affichant 8 degrés. Le 27, après une faible gelée, un redoux sensible s'opérait à la mi-journée et l'après-midi poussait le curseur jusqu'à 13 degrés.

À partir du 28 décembre :

Une perturbation pugnace parvenant à glisser sur le dos du puissant anticyclone des Açores dans l'après-midi du 28, distribuant de nouvelles pluies copieuses en soirée et dans la nuit, elle ouvrit la porte à de nouveaux arrosages salutaires dans un air finalement rafraichi et de saison, entre 2 et 3 degrés au petit matin et de 9 à 11 degrés au meilleur de l'après-midi.